‹ Les fileuses; comédie-vaudeville en un acteChapitre 11 sur 28 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

PÉTERSON , ARNOLD , ALIGE , HÉLÉNA.

PÉTERSON . appej'ccfant les de ax femmes. Ah ! fameux! regardez donc , mon major.

( Il se lève. ) ARNOLD , se levant.

Elles sont charmantes.

HÉLÉNA , à part.

Mais ils ne sont pas mal au inoins ces étrangers! je n'ai pas envie qu'ils me prennent pour une servante. ALICE , bas à Hélcna.

Comme ils nous regardent! n'ayons pas l'air d'y faire attention.

HÉLÉNA, bas à Alice.

Ma foi , écoute donc , dans notre position . . .

ARNOLD , à part.

Mais c'est merveilleux! voilà des filles d'auberge qui ont des tournures!... (àPétcrson.) alli)ns, fais comme moi... PÉTEUSON , bas à Arnold.

(Pendant qu'il parle, Alice écoute. )

Je n'ose pas; vous, mon major, c'est différent : physique soigné, et puis si je m'appelais comme vous lord Arnold. ALICE, vivement et bas à Héléna.

Mamzelle, il vient de l'appeler lord Arnold.

HÉLÉNA, vivement.

lÀ part.) Lord Arnold! {haut) ne vous impatientez pas, messieurs, on vous sert dans l'instant. Cà u4lice.) Laisse- moi

faire.

AïVNOLD , à Héléna.

Très bien ; approchez, ma belle enfant...

PÉTERSON , à Alice.

Si par la même occasion, superbe brune?... dame, ça pourrait encore arriver...

QUATUOR nouveau de M. Ch. Tolbecque.

ARNOLD , à Hele'na.

Laissez-vous attendrir:

Recevez mon hommage.

/ HELENA, à part.

[ De mon rôle , je gage , nvÇFMME \ ^^ »°'3*^q"'"e à ravir.

EjSi>t.iyLDL.l^- j ARNOLD. TETERSOIf.

f Quelminois! Quel corsage!

\ Mon cœur bat de plaisir.

PÉTERSON , a Alice.

En honneur, mon tendron ,

J'resterais bien d* planton

Près d'vous toute la vie.

ALICE

Ah ! Monsieur, vous êtes bien bon.

ARNOLD , a Helena.

Un seul baiser, je vous en prie.

UILENA.

Ah ! vous êtes trop bon.

/ HELENA. k\.\cf. , à part.

Quel bonheur de faire Un époux au passage !

Pourmoi quel doux présage!

Oui, je dois réussir.

C'est un mari, je gage, Que le ciel vient m'offrir.

ENSEMBLE. ^ abnold. peterson , àpart.

Afin de s'étourdir.

Un' fillette au village, Sous un faux badinage Sait cacher un soupir , Mais son cœur au passaga Se laisse conquérir.

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