‹ Les filigranesChapitre 110 sur 156 · Udine, 1539. B. & À. com · texte numérisé non relu

Udine, 1539. B. & À. com

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Annalia

pubblica, n° 49. Var. simil. sans contremarque : Gratz, 1526.

Dans les 818 et 819 on constate pour le pap.

de format ordinaire deux dimensions différentes : l'une de 29,5*<40,5 ; l’autre de 32,5<44,5.

820. 29*</%4. Troyes, 1380. A. Aure, G. 1824: Cptes de la grand'chambre. Var. ident. : Maëstricht, 1381 ; Paris, 1385.

821. 29,5<45. Bar-le-Duc, 1387. A. Meuse, B. 678: Cptes de la gruerie. Var. simil. : Lubeck, 1390/99 ; St-Mihiel, 1396.—Voy. Midouxet Matton (n°404), ms. s. d: et'Heitz (n° 108), Strasbourg, 1395.

822. 30>=38 r. Ghistelles, 1394. BruxeLLES, À. GÉN.: Collect. de pap. filigr. Var. ident.: Paris, 1405.

823. 29*<%2. Troyes, 1399. A. Aunr, G. 350: Cyites de la maison d'Aiz-en-Othe. Var. ident. : Paris,

824. 29<43 r. Pierrefort, 1403. A. Meuse, B. 1518: Cptes du receveur.

825. 29*<43 r. Bar-le-Duc, 1405. A. Meuse, B. 081: Cptes de la gruerie.

826. 29,5<43. Beaugency, 1407. A. Lorrer, A. 62: Aveux de la châtellenie. Var. ident. : Yenville (Loiret), 1406.

827. 29,5<40r. Niewport, 1407. BruxeLLES, À. GÉN.: Collect. de pap. filigr. Var. ident. : Paris, 1408; Souilly, 1409 ; Leyde, 1409-10.

828. 30*<43. Paris, 1414. A. nar., LL. 1382 : Cptes du prieuré de St-Martin-des-Champs.Var.simil.: Paris, 1423-35.

829. 29x<42. Lanzo (Piémont), 1403. Turin, A. D Erar : Cptes du receveur, n° 123.

830. 29,5><42. Grenoble, 1410. À. Isère, B. 2712 : Etat des feux.

831. 30><44. Grenoble, 1417. Isrp., B. 2819 : Cptes rendus à la chambre des cptes.

Var. du groupe 829 à 831 : Grenoble, 1402-20 ; St-Bonnet-le-Château (Loire), 1402 ; Valentinois, postér. à 1403; St-Marcellin, 1405-15; Lyon, 1106; Montbrison, 1409 et 1445/48; Berne, 1416; Romans, 1421 ; Rodez, 1423 ; Soleure, 1441.—Voy. Midoux &Matton(n° XIV), Mididela France, 1395.

832. l’rès Sienne, 1410. A. n1 Sraro : Carteggio.— Voy. Likatscheff (n* 835 et 839), mss. de 1411-12.

833. 30><45. Il est possible qu'il y ait une lettre de chaque côté de la flèche, la marque est indistincte. Lucq. A. Basses-Pyrénées, E. 1407 : A1:-

nutes du notaire Ramonet de Gois.

Armoiries.

Armoiries.

Les armoiries constituent une famille très nombreuse et fort intéressante des filigranes. C’en est aussi la plus difficile à délimiter, car le filigrane n'est pas autre chose qu'une marque personnelle, une enseigne, un signe distinctif, et c'est également là l’origine des armoiries.

La-limite entre le filigrane et les armoiries est si subtile que nous avons longtemps hésité à faire de ces dernières une famille distincte. Nous aurions pu en répartir les divers types dans l'ordre alphabétique général de notre recueil, placer, par exemple, les armes de France avec les filigranes de la fleur de lis et les armoiries de Paris avec les marques du navire. Mais c'eût été contre nature, si l'on peut s'exprimer ainsi, et nos lecteurs auraient certainement regretté de ne pas trouver réunies, sous une seule rubrique, les nombreuses armoiries que présentent les papiers de toutes les époques. C'est pourquoi, malgré les difficultés d'attribution et de classement, malgré les inconvénients d'un ordre alphabétique restreint aux armoiries dans lordre alphabétique général du recueil, nous avons suivi le mode de faire de nos devanciers et groupé les armoiries sous un seul vocable. Mais nous avons dû établir quelques règles que voici :

Lorsqu'on a affaire à une marque divisée en deux parties, ou écartelée en quatre, chargées chacune d’une figure, ou lorsqu'on est en présence de pièces spéciales du blason, comme une bande, un lambel, ou un chevron, le doute n'est pas possible; ce sont des armoiries. En revanche quand il s’agit d'une figure unique : d’un ours, d’un sanglier, surtout si cette figure n'est pas placée dans un écu, il ne faudra pas la classer parmi les armoiries, quand bien même on saura que la marque provient des papeteries de localités dont ces animaux constituent, exclusivement ou en partie, les armoiries. Il ne suflit pas davantage qu'une figure quelconque: une fleur de lis, une croix, une lettre, soit placée dans un écu pour qu'elle constitue des armoiries, car les papetiers se sont servis de l'écu, aussi bien que du cartouche ornemental, ou du cercle, ou d'un aigle, où d’un lion, pour y placer leur marque particulière.

On ne cherchera donc dans la présente rubrique que les filigranes qui portent franchement le caractère d'armoiries, soit par leur division, soit par

la nature ou la disposition de leurs meubles, soit par les initiales ou le nom entier qui les accompagnent et qui en précisent le sens.

Plusieurs des armoiries reproduites ici nous sont inconnues ; d'autres que nous sauront certainement à qui les attribuer, et trouveront la seigneurie, siège du battoir qui les a employées.

Il est presque superflu de dire que les armoiries filigranées, pas plus que celles qui figurent sur les sceaux ou les monnaies qui leur sont contemporaines, ne portent l'indication de couleurs; nous ne les indiquerons donc pas, sauf lorsque le filigrane aura pu être identifié avec des armoiries connues. On ne peut même, en raison de la translucidité du papier, distinguer le côté dextre du côté sénestre. Ce dernier fait complique le classement des armoiries filigranées. Les héraldistes, comme chacun sait, lisent les armoiries en partant du haut de l’écu et de son côté dextre, soit côté gauche de celui qui le regarde de face. Or, dans le filigrane, . si l’on reconnaît d'ordinaire le haut, on ne peut pas toujours distinguer le côté dextre du côté sénestre et il est possible que plus d’une des figures reproduites dans ce recueil doive être retournée pour être exacte.

Les filigranistes eux-mêmes étaient ignorants de l’art héraldique. Souvent ils ont mal interprété les modèlés qu'ils avaient à reproduire. Ajoutons qu'ils avaient l'habitude, fâcheuse lorsqu'elle est appliquée aux armoiries, de placer leur filigrane d’une manière symétrique sur la paire de formes qu'ils établissaient. Cela saute à l’œil quand ils’agit d'une marque accompagnée de lettres ou de noms (Voy. n*910 et 911 ; 946 à 949 ; 996 et 997 ; 1993 et 1924; 2161 et 2162 ; 2291 et 2292 ; etc.)

Après bien des tâätonnements, nous avons adopté pour les armoiries le classement par ordre alphabétique de leur première pièce, soit celle du haut et du côté dextre. Ce système très simple, usité par les auteurs de dictionnaires héraldiques, nous a paru le meilleur pour le nombre, relativement restreint, des figures recucillies.

Armoiries sans pièces.

Un certain nombre d’écus sont dépourvus de pièces. Comme la couleur n’est pas indiquée dans le filigrane, on se trouve en présence d’écus vides ou divisés par des lignes horizontales, verticales,

en biais ou en croix. En réalité, ce sont des armoi-

Armoiries, Ecu plein.

ries, des écus pleins, soit d’une seule couleur, et des écus composés, c’est-à-dire de deux ou plusieurs couleurs : coupé, parti, tranché, taillé, tiercé ou écartelé, qui forment autant de groupes distincts.

Ecu plein, ou d’une seule couleur.

Les types 834 et 835 sont probablement de provenance italienne, les 836 à 838 sont certainement d'origine allemande. Surmonté d'une croix, l’écu plein se rencontre dans sa forme primitive (840 et 841) dans les papiers italiens à vergeure fine et à pontuseaux très écartés du premier quart du XIV's. Le 842 est d’un excellent style, l'écu et la croix sont dessinés par un double trait; provenance italienne également. Le 843 est français ; les 844 et 845 allemands. Les figures 846 à 856 montrent deux écus pleins soudés l’un à l’autre ou accolés. Le 846 est le plus abondant et a persisté jusque dans le XVII s. ; les 847 à 851 en sont des modifications éphémères. Cette marque est accompagnée de la lettre B à partir de 1557 et jusque dans les premières années du XVII° s.; les 855 et 856 sont peut-être des filigranes avariés. Avec le XVIT'Ss. nous voyons les deux écus pleins reliés par un cordon (dessin du 846) placés dans un écu, parfois surmonté des lettres G K. Tous ces papiers sont originaires de Salzbourg. Plusieurs suppliques du papetier Stalegker, de 1551, sont écrites sur papier aux types 846 et 848 et ne laissent aucun doute sur la provenance des produits à cette marque.

Grâce aux indications et à l'obligeance de M. Pirckmayer, archiviste à Salzbourg, nous avons pu recueillir quelques renseignements sur cette papeterie. Jacob Stalegker, de Reutlingen, acheta, en 1536, de l’archevèque Matthieu Lang, le moulin à blé à 3 roues appelé Gaumühle ou Geymül, pour le prix de 100 florins du Rhin, avec autorisation de le transformer en battoir à papier, en réservant une des roues pour le blé et en payant en sus pour cette dite roue le cens annuel de 6 mesures de blé. Stalegker, reçu quatre ans plus tard bourgeois de Salzbourg, se trouva assez vite en retard de ses obligations. En 1551, devant 180 f1. du Rhin, il fut condamné à payer 20 fl. par an sur sa dette et à s'acquitter à temps du droit du moulin à blé. Incapable de se libérer, Stalegker dut demander qu'on vendit sa papeterie ; son compte soldait, à

Briquet. — Filigranes, I.

la fin de 1552, par une dette de 153 fl. du Rhin, 4 sols et 6 mesures de blé. Il paraît être mort à la fin de la même année. Nous ignorons qui succéda à Stalegker, mais le long emploi du filigrane des deux écus ne laisse pas de doute sur la continuation du battoir après la ruine et la mort de son fondateur.

Les types 857 et 858 représentent trois écus pleins, posés deux et un, dans un écu plus ou moins orné. Le nom de Aussis, qui accompagne le 858, en indique la provenance :

Bohême.

Aussig, sur l'Elbe, en

Après l'incendie qui, en 1538, détruisit presque entièrement la ville d'Aussig, le Conseil fit de grands et fructueux efforts pour la relever de ses ruines. Le 21 mars 1559, il céda à Hans Schaffhirt, papetier de Dresde, au lieu dit an der Bylen, sur l'Elbe, un pré, avec champ pour y ériger une papeterie, et ce moyennant 500 écus à payer en trois termes. Schaffhirt, n'ayant pas tenu ses engagements, fut poursuivi par le Conseil qui dut reprendre le battoir encore inachevé. Il le revendit, le 1° juillet 1562, à Alexis Schaffhirt, papetier de Bautzen.

Celui-ci ne parait pas avoir exploité lui-même l'établissement, car, en 1575-76, les registres nomment Martin Sauer comme papetier.

Alexis Schaffhirt étant mort en 1576, la papeterie fit retour à la ville. Plus tard, on trouve comme propriétaire Antoine Scandelli, maitre de chapelle à Dresde; à sa mort, en 1588, ses héritiers louèrent, le battoir à Burkard Konrad qui mourut en 1590, et auquel succéda, comme fermier, Bartl Schlenkricht.

Le Conseil d'Aussig racheta la papeterie, en 1599, pour le prix de 2500 écus et 15 silbergr. de Michel et Agnès Treiding ; le 23 août 1623 elle passa aux mains du conseiller Salomon Freudenberger, puis en 1648 à Pierre Ossendorf, papetier de Bensen qui la céda, en 1651, à son frère Gaspard, papetier de Niemes. Nous ne pousserons-pas plus loin l'histoire de la papeterie d’Aussig, que A. Marian raconte jusqu'en 1882.

1 Nous empruntons les renseignements suivants, relatifs à cette papeterie, à deux articles parus dans les Mittheilungen des Vereins für Geschichte der Deutschen in Bühmen, l'un de C. Jahnel dans la 23e année, Prague, 188%, p. 293; l’autre de A. Marian, dans la 34° année, Prague, 1896, p. 400.

Armoiries. Ecu plein.

834. Le pontuseau portant le filigrane est distendu. Près Sienne, 1390. À. nr Sraro: Carteggio.—Voy. Piekosinski (n° 451), ms. de 1389/90.

835. 30></44. St-Marcellin, 1405. A. Isère : Cptes de St-Marcellin. Var. ident.: Poncin, 1489. — Voy. Likatscheff (n° 249), Sienne, 1390.

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