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Charollais, 1413. A. Côre-n Or, B. 3884: Cptes

T1. 29<41. Marbourg, 1464. Sraarsaren. : Siadt-

rechnungen.

72. 4866 r. Nuremberg, 1474. Dans Reynerus de Pisis ; Pantheologia, impr. par A. Koberger, 3 vol. de très grand format. Le même filigr. se voit aussi dans une impr. de J. Zainer, Ulm, 1474 : Summa notabilissima, et dans le Catholicon de J. Balbus de Janua absque nota.

Sotheby (Principia, T. II, pl. Q?, n° 42, et Typography n° 80) a cru reconnaître dans ce filigr. un Pélican, oiseau qui a été pris comme emblème ou devise par Pie IT ; il en conclut que ce filigr. et, par conséquent, le Catholicon, sont postérieurs à 1458, année de l'élévation d’Æneas- Silvius Piccolomini au siège de Saint-Pierre. — Voy. Jansen, n° 127. Mayence, 1472-75; Heitz ({ncunables), n° 36 à 44, impr. absque nota attribuées à Mentelin à Strasbourg.

Aigle à une tête.

L'Aïgle, symbole de l'autorité héréditaire et plus particulièrement de l'empire, a joué, ainsi qu’on devait s’y attendre, un rôle important comme filigrane.

À une tête, il a été employé par plusieurs battoirs et dans divers pays. Dans les plus anciens spécimens (73), l'aigle est sans pattes visibles. Un peu plus tard, il a la tête couronnée et les pattes nettement accusées. Les var. 73 et 74 sont sur vergeure fine, la grosse vergeure apparaît à partir de 1336. Prov. italienne. Dans les 78 et 79, l’aigle est sans couronne, sur papier à grosses vergeures.

Après une éclipse de soixante ans l'aigle sans couronne reparaît (80) à Ferrare de 1434 à 43, sur papier à vergeures fines. A partir de 1475 on le trouve couronné (81 à 92), d’un style bien défini qui se maintient jusqu’au commencement du XVI° s. Les wriétés de ce filigrane ont été apposées sur du papier de format ordinaire de 30*<44, mais elles se rencontrent aussi dans des registres rognés dont les dimensions varient entre 43><57 et 32<45, ce qui laisse à penser que ces registres ont été confectionnés avec des papiers non seule-

ment du grand format 4461 environ, mais encore du format moyen de 34><50 environ.

Tous ces papiers sont de provenance italienne, probablement toscane, de même que les types 93 à 96, qui se distinguent en ce que la couronne ne touche pas la tête de l'aigle. Le filigr. 97 est sans couronne, de même que les 100 et 101, qui sont les dernières manifestations de l’aigle italien. Le 99 est d’un dessin bizarre ; il est surmonté de l'initiale B qui se voit fréquemment dans les papiers du nord de l'Italie et qui pourrait bien se rattacher à Bergame. Zonghi a trouvé le filigrane de l'aigle à Fabriano en nombreuses variétés. Peut-être a-t-il été employé par les papetiers de cette localité. Avec les 102 à 104, on est en présence d’un produit nouveau; la vergeure est plus grosse, et le dessin du filigrane moins soigné que dans les papiers italiens de même époque. Ce sont certainement les premiers spécimens d’un battoir de Moravie, pays dont l'aigle constitue les armoiries. Ce battoir est celui d'Olmütz cont la fondation paraît remonter à 1505 et qui fui affermé par la ville en 1521 à Stephan Hudler, de qui il passa en 1540 à Jacob Hudler, probablement son fils. Ces trois types seraient donc la marque de Stephan.

Les types 105 à 110 appartiennent au centre de la France, probablement à l'Auvergne, où elles ontété notées une dizaine de fois. L’aigle est assez mal dessiné, revêtant des formes variées, tantôt avec, tantôt sans couronne; quelques variétés portent un cœur sur la poitrine.

Les 111 et 112, d’un dessin défectueux, sont probablement les produits de la papeterie de Marly, près de Fribourg (Suisse). On trouvera au filigrane des Tours, dans le chapitre Armoiries, les armes de Fribourg portées par un aigle d’un dessin analogue à celui du 111.

Les 113 à 119 appartiennent à des types très différents les uns des autres et sortent de plusieurs battoirs ; ils paraissent de provenance allemande, sauf peut-être le 116 d’un dessin tout à fait particulier. Le document où il a été relevé est peut-être une copie postérieure à la date indiquée.

Les types 120 à 126 représentent l’aigle de l’empire telle que les sceaux ou les armoiries peintes la montrent à cette époque; ce sont incontestablement des produits allemands, de la région rhé-

Aigle à une tête.

nane, sans qu'il soit possible de les rattacher à un battoir particulier. Nos lecteurs retrouveront des types analogues accompagnés de contremarques particulières indiquant autant de provenances différentes. Dans les filigranes 127 à 134, l'aigle porte sur la poitrine des signes qui pourraient être des armoiries, mais qui sont en général peu distincts. Les 130 à 132, qui proviennent des environs de Maëstricht et d’Aix-la-Chapelle constituent, semble-t-il, une marque locale, mais le signe représente-t-il une croix ou la lettre Z? Le 134 porte trois croix latines réunies symétriquement par leur base, filigrane qui se voit dans les papiers italiens de la fin du XIV° et du XV° 5. et dans des papiers allemands du XVI°. (Voy. Croix latine.)

73. 32%<47 r. Sienne, 1314-16. A. p1 Sraro : Misture di bicherna, n° 335 et 337. Var. simil., sur pap. à verg. fines : Rodez (postér. à 1308) ; Bologne, 1317-22 ; Marseille, 1319 : Venise, 1324; Gênes, 1324-95 ; Grenoble, 1328 ; Lucques, 1329; Utrecht, 1336. —Voy. Bailo (n°9), Trévise, 1315; Likatscheff (n° 43, 44 et 50), Sienne, 1314-16.

74. 30<44 r. Montpellier, 1323. A. mun., C. XVIII, n° 3. Var. simil., sur pap. à verg. fines : Campanie, 1333 ; Bologne, 1334. — Voy. Likatscheff (n* 339 et 340), Sienne, 1340.

75. 30<45 r. Lucques, 1336. A. p1 Sraro : Ati del Podesta, n° 64. Var. ident. : Turin, 1337; Avignon, 1338/42. — Voy. Zonghi (XXXVI, let 2), Fabriano, 1338-40; Keinz (n° 306), ms. de 1340 environ.

76. 29*<42 r. Pise, 1345. À. nr Sraro : Provisiones Concili major, n° 29. Var. ident. : Montpellier, 1346: Parme, 1347; Grenoble, 1349. — Voy.

Likatscheff(n”*635,2139et3749), mss.de1340-50.

77. 2945 r. Longwy, 1349. A. Meuse, B. 1853 : Cptes du receveur. Var. ident. : Udine, 1350; Pise, 1350.

78. 31,5<45,5. Udine, 1363. B. & A. com. : Annalia pubblica, n° 3. Var. ident. : Gênes, 1372.

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