r. Brünn, 1577-80. Isin. éd
222. 29X<41 r. Brünn, 1583-1600. Isip. sd. Var. ident. : Presbourg (Hongrie), 1583.
223. 33<42. Brunswick, 1573. Hanovre, SrTaarsaRCH, V n°49: Copialbuch Graf Ernst, Wolfgang und Philipp.
224. 3241. Y at-il une lettre F sur la poitrine? Pap. remarquablement fin et beau. Anvers, 1583? GEeNÈvE, B.: Ms. franc. 197%: Pap. des Eglises réformées, portef. n° 2. Heidelberg, 1594. A. Norp : Chambre des Cptes de Lille. Lettres, 1593-1600.
225. 34x<41. Brunswick, 1588. Sraprarcn. : Aechnungen der S. Andreas Kirche.
226. 31>39 r. Berlin(?), 1535/70. GEuxim. SraarsarCH. R. 78, n° 42 : Copiarium Mittel und Ukermark, 1535-70. Var. ident.: Ruppin, 1604 (?). (même dépôt : Rechnungen im Amte Ruppin, R 7, von 1586 an). Lubeck, 1557(?). BRÈME. SraarTsarCH. À 2, B 5 : Hansa Recesprotokollen, 1566-76.
227. 33><40. Berlin, 1600. Geneim. Sraarsaron. R 1, C.6.: Correspondenz mit dem Kaiserlichen Hofe.
Aigle à deux têtes. Voy. aussi Armotries où il figure comme support.
Le filigrane de l'aigle à deux têtes n'a pas été en usage avant le commencement du XV° s. On le trouve tantôt sans couronne ou avec un rudi-
Aigle à deux têtes.
ment de couronne sur chaque tête, tantôt avec une seule couronne posée sur les deux têtes.
Dans le premier groupe, abstraction faite du 228, noté une seule fois et sur la provenance duquel il est difficile de se prononcer, les plus anciennes variétés de l'aigle à deux têtes accusent une origine lorraine. Les quatre types : 229 de 1411-17; 230, de 1429-43 ; 231, de 1432, et 232, de 1443-71, se sont succédé rapidement. Il est probable que le papier à cette marque, malgré la diversité des dessins, sort d’un seul battoir.
La rareté relative des autres types de l'aigle bicéphale sans couronne ne permet pas de préciser à quelles régions et encore moins à quels battoirs ils appartiennent. Seul, le 242 est accompagné d’un second filigrane, marque personnelle, qui autorise à lui donner la Lorraine pour patrie. Quant aux types qui ont une seule couronne posée sur les deux têtes, il est plus aisé de se former une opinion. Les 243 à 247 sont de nationalité italienne ; la contremarque des 245 et 247, placée à l'angle inférieur de la demi-feuille non filigranée, témoigne d'une origine vénitienne. Les types suivants appartiennent à l'Allemagne et à la Lorraine ; nous ne saurions en faire l'attribution précise ; peut-être même le 248 provient-il du nord-est de la France. Quant au groupe 249 à 254, il constitue le développement d'un type qui était devenu banal et qui était employé par plusieurs papetiers, surtout en Lorraine, ainsi que le prouvent les contremarques ou. seconds filigranes dont il sera question plus loin.
Les 255 à 257 sont d'un style différent qui rappelle celui de Kempten à la lettre K. Les 259 à 265 portent sur la poitrine un signe, peut-être des armoiries, ou de simples ornements que l'on trouve employés isolément : croix, fleur, corne ou monts. La croix pourrait toutefois appartenir à Hof ou à Trèves (voir la Croix aux Armoiries).
L’aigle bicéphale portant une lettre sur la poitrine constitue ordinairement les armoiries d’une ville impériale. Les types 266 et 267 à la lettre A peuvent être rattachés à Augsbourg dont les papeteries étaient florissantes à cette époque. La pomme de pin, armoiries de la ville (voir ce mot aux Armoiries) que l'on trouve sur la poitrine de l'aigle bicéphale était probablement le privilège d'un des plus anciens battoirs ; un concurrent postérieur aura dû se contenter de la lettre A. La let-
tre E du 269 pourrait se rapporter à Esslingen (voir Aigle aux Armoiries). L’aigle à la lettre G, 270, est de même style et de la même année que le 161.
La lettre qui accompagne le 271 est-elle bien un IH? Elle peut se lire K, mais aucun des aigles au K n'a une queue formée de lignes en spirales. Si cest bien un H, cette marque proviendrait peut-être de Hof, en Bavière, (voir la Croëx aux Armoiries).
Les types de l'aigle 272 à 291, portant un K sur la poitrine, sortent des papeteries de Kempten (Bavière). Ces papeteries paraissent remonter, l’une d'elles du moins, jusqu'en 1477. On en compta jusqu'à quinze dans les environs de la ville, à Au, Hegge, Kottern, Weidach, Lenbas, Ronsberg et Niedersonthofen!. Dès 1553, la chancellerie d’'Innsbruck achetait à Kempten du papier chez Moritz Staiger. Il y avait aussi à Kempten, en 1573, un Martin Mayr qui était en procès avec Hans Schräglin de Memmingen au sujet des filigranes de leurs papiers. À partir de 1580 (282 à 291) nous voyons des initiales placées en dehors de l'aigle et qui sont celles de fabricants. H. H. signifie Hans Hürnpain ou Hurrenbein qui, de 1565 à 1580, vend du papier à la chancellerie d’Innsbruck. G. F. signifie Georg Frey qui en vend de 1588-96. H.S. Hans Schachenmayr.
Le 292 qui porte un M est tellement semblable au 271 qu'il est vraisemblable qu'il s’agit du même filigrane ; la lettre (H ou M) étant d'une lecture douteuse.
Le même embarras se présente au filigrane 294 où l’on peut lire, au choix, un K, un R ou même un B. Les renseignements font défaut sur les papiers dont l’aigle bicéphale est accompagnée des lettres R, S, V, W, et il est inutile d'émettre des hypothèses à leur égard. Quant au 303, qui porte la lettre Z, il convient de le comparer (voir Z aux lettres de l'alphabet) à d’autres filigranes portant la même initiale.
Le groupe de l’aigle accompagnée de marques personnelles de fabricants (304 à 316) comporte deux types dont le plus fréquent se rattache aux variétés 251 à 254, ce sont les 304 à 310 et 315 à 316. Les contremarques de ces papiers appar-
1 Voy. F. von Hôssle, Geschichte der alten Papiermühlen in Æempten. Kempten, 1900. 40.
Aigle à deux têtes.
tiennent, à l'Alsace-Lorraine et à la région des Vosges.
L'autre groupe, formé des 311 à 314, a une origine bien différente. Le 311 est probablement une marque d'Augsbourg (comparez avec la pomme de pin aux Armotries) ; les 312 à 314 proviennent de l'Autriche-Hongrie, peut-être de Salzbourg (voir aux Lettres et Monogrammes).
Avec le 317 apparaît un nom, malheureusement indistinct. C'est un cas unique pour le XVI s.; au cours du XVI/°, à partir de 1612 et pendant un demi-siècle, on trouve l'aigle bicéphale accompagnée du nom de Bruan dans le Dijonnais, le Chalonnais, le Châtillonnais et le pays de Gex.
L’aigle bicéphale inscrite dans un cercle se rencontre à peine au XVI° s. Le 318 porte un signe indistinct sur la poitrine. Faut-il y voir un lion ou la crosse de Bäle? Le 319 est de provenance italienne. En 1609, à Salerne, nous avons vu une aigle assez semblable, mais au lieu d'être accompagnée de la lettre À, elle l'est d'une tête d'ange ailée.
Dans un dernier groupe, l'aigle bicéphale est placée dans un écu. Les trois types 320 à 322 de
même style sont originaires de la région rhénane. à, 8 5
Les 324 à 326 proviennent de Moravie, la couronne .
du 326 est analogue à celle du 294. Le type 328 est particulièrement intéressant en ce qu'il porte un millésime ; il convient de le rapprocher des filigranes au nom d'Olmütz qui sont aussi accompagnés de millésimes (voir Armoiries, Aigle).
Il n’y a pas grand'chose à dire des 329 à 332 qui portent des initiales de papetiers. On peut les rattacher aux variétés 320 à 322 et leur attribuer la même provenance. Les 333 à 337 montrent l'aigle bicéphale dans un écu accompagné de la devise de Charles-Quint : Plus oultre, où l'{ et le & sont généralement unis. Cette marque fort répandue et de dessins divers a dû être employée par plusieurs papeteries dans la région rhénane.
Les 338 à 340 donnent les noms de trois papetiers ; malheureusement un seul est lisible, celui de Pinette, papetier de Troyes.
228. 31,5<46. Paris, 1404. A. nar., X1C, 87C: Parlement. Accords.