JOHN BULL ET SON ILE
de la cathédrale de Saint-Paul, a perdu son nez. Pour unschelling,on pourrait lui en remettre un de toute beauté. Eh bien, non. Les gros aldermen de la cité qui dînent à cent francs par tête, et ont dépensé trois cent mille francs pour mettre à l'entrée du quartier de Londres, placé sous leur juridiction, un monument ridicule et hideux, refusent un nez à la souveraine dont le règne, court mais glorieux, a vu le grand Mai lborough et les victoires de Blenheim et de Malplaquet. Et Dieu sait si un nez serait utile à cette pauvre fille abandonnée de John Bull, placée comme elle l'est, dans un gouffre, au milieu du courant d'air le plus furieux de Londres.
« Une des plus grandes maisons de thé n'a pas honte de mettre l'affiche suivante dans tous les endroits publics, dans toutes les gares de l'Angleterre : Nous vendons, à trois schellings la livre, le thé que nous fournissons aux ducs, aux marquis, aux comtes, aux barons, et à i mte la haute bourgeoisie de ^Angleterre. Elle n'a pas