SCENE VII
MARCO, RAPHAKL, DESGENAIS.*
DESGF.NA1S.
Il est parti. (A Marco.) A h ! c’est trop fort ! [A Raphaël Laisse-moi parler. Je comprends tout. Marco. Que vous plantiez là l’homme que vous n’aimez plus, c’est très bien, cVst dans nos mœurs; que vous ruiniez 'es cinq parties du monde, si vous le pouvez, c’est parfait, c’est votre état. Mais ici, face à l'ace, renier celui que vous avezaimé hier au bénéfice de celui que vous aimerez demain!... insulter l’amour qui s’en va en face de l'amour qui vient, souffleter ainsi l'homme qui jetait sous vos pied» sa jeunesse, son talent et son cœur. Ah! voilà ce que je ne comprends pas! Mais vous avez bien fait do lever le masque, car Raphaël vous connaît maintenant. [A Raphaël.) Allons, viens, ami; grâce à Dieu, cette femme a rompu le lien suprême qui l’unissait à elle... relève-toi, et partons... ( Il veut l'entraîner.),
RAPHAËL, pâle.
Non... non... laisse-moi... je reste!
DESGENA1S.
Tu restes... (Changeant de ton.) Marco, vous avez bien fait, vous avez raison , cent mille fois raison, Marco , d’abandonner Raphaël, car les Raphaël ne valent pas les de Fresnes. Monsieur de Fresnes est un vrai gentilhomme et Raphaël n’est qu’un faux artiste ; il a déserté son atelier comme H déserte son courage et sa dignité. Allons, Hermione, frappez ferme; Pylade est fatigué de conseiller Oreste. (Il prend son chapeau.)
raphael, voulant l’arrêter.
Desgenais !
dbsgenais, le repoussant.
Je ne m’appelle plus Desgenais, je m’appelle l’opinion, j‘e
■* Marco, Desgenais, Raphaël.
GO
m’appelle le monde. Raphaël Didier! je ne vous connais plus, (Il sort vivement.)