R LES FILLES DE MARBRE
marco, feignant la surprise en apercevant RapliaèL
Raphaël !
JOSÉPFIA.
Mais oui... Ah! h la bonne heure! [Lui prenant la main.) .le suis bien contento ! (A part en sortant.) Je vais dire à Francis qu’il a perdu. (Elle sort.)
marco, avec un sourire tendant la main à Raphaël. *
Merci d’être revenu 1 merci de n’avoir pas pris toutes nies folies au sérieux ; c’est bien ! et je t’aime plus que jamais. (Raphaël ne répond pas.)
marco, voulant l’attirer pris d'elle.
Tu m’en veux encore?... Oh! mais je sais me faire pardonner. ( Elle lui jette les bras autour du cou et l’embrasse. Raphaël la regarde fixement. Un peu troublée.) Mais qu’as-tu donc?... comme tu me regardes ! Ah ! vous me faites peur! (Raphaël va décrocher un portrait et en retire le cercle.) Que faites-vous? rapiiael, arec un calme terrible.
Je reprends mon portrait, Marco... mais je vous laisse les diamants. (Il les pose sur la cheminée.)
MARCO
Raphaël !
RAPHAËL
Marco ! veux-lu que je te due pourquoi il y a en pendant uno minute de l’amour sur tes lèvres cl dans tes yeux? F.h bien! c’est parce que tu as appris qu’en m’aimant, tu pouvais briser un cœur, faire couler des larmes... Ce qui te guidait, ce n’éUÿt pas le bonheur de Raphaël, mais le désespoir de Marie. ( Mouvement de Marco. Raphaël lui montrant la porte de droite.) Je n’ai pas bougé de là, Mario !> Adieu... jo pars... mais avant... donnez-moi votro couronne, Marco.
MARCO
Ma couronne!
RAPHAËL
Je la veux!... (Il s’approche.)
marco, se reculant.
Etes-vous fou?
RAPHAËL
Otez ! ôtez cela, Marco!... les roses blanches!... ce n’est que pour lo front des anges, ou le cercueil des vierges! (Il lui arrache la cou ronne et la jette à terre. )
marco, avec rage.
Monsieur !... (La porte du fond s’ouvre, et tous avancent la tête. )
’ Marco Raphaël.