‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 3)Chapitre 14 sur 68 · LES PILLES DE MARBRE · texte numérisé non relu

LES PILLES DE MARBRE

oioGERB, se levant et allant prendre ga lanterne qu’il avait déposée en entrarU sur la table à gauche.*

Pas du tout. Faites tous deux raloir vos droits; ma ianterno s'appelle la vérité. J’eclairerai les ûlles de marbre^ et vous, Adieiiiens, soyez juges Allons, Pliidias, allons, Gorgias. .. {Il se place en face des statues, élevant sa laniertie dont la lueur frappe les trois visages. Musique.)

PHIDIAS

Fhbien, soiti [S'adressant aux stotueSwVLaïs, Aspasie, Pbryné, je suis Phidias... vous me devez la vie, et je vous aime ; vous le savez, je suis pauvre.

DIOGÈNB.

Mauvais moyen, Phidias, mauvais moyen.

PHIDIAS

Je suis pauvre et je n’ai que vous. Restez près de celui à qui vous devrez votre gloire et votfé tnmïortalité. (Les statues demeurent immobiles.) ‘

GORGMK.

X moi l... [Sadrtssant aux statues.) Je suis Gorgias, lobouri geois d'Athènes ; je suis riche è moi- seul comme tous les rois de l’A&ie, elÿ» vous affro des palais tout pavés d'or. Aspasie, La&i, Phryné, qui choisissez- vous? [Les statues tournant lût tita et sourient à Gorgias.)

PHIDIAS, poussant un cri.

Ah I (Il couvre son visage de ses mains. Les jilhéniens parlent . entre eux avec stupéfaction.)**

GORGIAS

Par tous les dieux I j’ai cru voir les statues remuer les lèvres pour me sourire.

DIOGÈKB.

Je vous reconnais bien lè, d filles dé marbre! courtisanes diji passé, courtisanes de l'avenir. (Jl se couche.)

IA VOIX DE TBÉA, don* le lointain.

L> déeiM a dit : Aime encore De tout cet amour qu’il ignore.

Enfin ,

Puieque lee flenre viennent de nàftre.

Cueillons... il lee verra pent-ttra

Demain !

. [PhHûu est ayiéatUi. —Gorgiat eenrit. — ter etelm*$ m âispeemt à en--

lever lee eUtnee.)

‘Gorgias, Phidias, Diogène.

** Phidias, Gorgiss, Diogène.

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