LES PILLES DE MARBRE
oioGERB, se levant et allant prendre ga lanterne qu’il avait déposée en entrarU sur la table à gauche.*
Pas du tout. Faites tous deux raloir vos droits; ma ianterno s'appelle la vérité. J’eclairerai les ûlles de marbre^ et vous, Adieiiiens, soyez juges Allons, Pliidias, allons, Gorgias. .. {Il se place en face des statues, élevant sa laniertie dont la lueur frappe les trois visages. Musique.)
PHIDIAS
Fhbien, soiti [S'adressant aux stotueSwVLaïs, Aspasie, Pbryné, je suis Phidias... vous me devez la vie, et je vous aime ; vous le savez, je suis pauvre.
DIOGÈNB.
Mauvais moyen, Phidias, mauvais moyen.
PHIDIAS
Je suis pauvre et je n’ai que vous. Restez près de celui à qui vous devrez votre gloire et votfé tnmïortalité. (Les statues demeurent immobiles.) ‘
GORGMK.
X moi l... [Sadrtssant aux statues.) Je suis Gorgias, lobouri geois d'Athènes ; je suis riche è moi- seul comme tous les rois de l’A&ie, elÿ» vous affro des palais tout pavés d'or. Aspasie, La&i, Phryné, qui choisissez- vous? [Les statues tournant lût tita et sourient à Gorgias.)
PHIDIAS, poussant un cri.
Ah I (Il couvre son visage de ses mains. Les jilhéniens parlent . entre eux avec stupéfaction.)**
GORGIAS
Par tous les dieux I j’ai cru voir les statues remuer les lèvres pour me sourire.
DIOGÈKB.
Je vous reconnais bien lè, d filles dé marbre! courtisanes diji passé, courtisanes de l'avenir. (Jl se couche.)
IA VOIX DE TBÉA, don* le lointain.
L> déeiM a dit : Aime encore De tout cet amour qu’il ignore.
Enfin ,
Puieque lee flenre viennent de nàftre.
Cueillons... il lee verra pent-ttra
Demain !
. [PhHûu est ayiéatUi. —Gorgiat eenrit. — ter etelm*$ m âispeemt à en--
lever lee eUtnee.)
‘Gorgias, Phidias, Diogène.
** Phidias, Gorgiss, Diogène.