ACTE
DESGKNAIS.
Ma foi, oui!... je fais du gtiire à l’heure; tout Paris esl au bois aujourd'hui, des carrosses superbes; des femmes chai' ii:aiit<*s, des hommes Ircs-bien, des jokojs diaphanes, et le soleil d’avrd sur tout ça... quel ariicle !... le premier rayoa de l'amiéel... J’ai trois colouiies au moius.
JOSÉPHA
Nous parlions de vous tout l’heure. .
DKSGENAIS.
Vraiment ?
JOsÉpni.
Dites donc, Desgenais, tous savez que je vous aime toujours.
DKSGENAIS.
Pardon ; est-ce moi que vous aimez ou mon journalT
JO ÉPHA
C’est bête, ce que vous dites là, Desgenais ; jusqu'à pré.«ent je vous avais cru de l’esprit.
DBSGRNAIS.
Ça ne m’étonne' pas, j’y ai été trompé moi-même; mais c’est égal, je ne vous oublierai pas dans mon fcuilleion de lundi... MedemoibelleJosépfaa, une artiste de talent qui a un million dans le gosier et quatre dans les yeux, ce qui lait qu’elle sourit plus touvent qu’elle ne chante I
JOSÉPHA
Eh bien, avisez-vous de dire ça. (On rit. )
' DESGENAIS
C’est déjà envoyé à l’imprimerie.
MARCO
Quel fou que ce Desgenais I
JOSéPBA.
Dis qu’il est méchant !
DB.SGENAI3.
Je le crois bien que je suis méchant, et je m’en flatte : la ine-
auceté, c’est ce qui distingue l’homme de la brute.
■ JOSÉPUA.
Pourtant... , <■
DESGENAIS
Tout le monde est méchant, les bons eux-mêmes, ptuisqu’en faisant le bien, ils contrarient ceux qui ne le font pas. (On rit.) A votre santé, messieurs.
JULIAN, levant ton verre. ,
Aux belles infidèles I
DBSGBNAIS.
Alors permettez; il faut faire revenir du cliampagoe.(OnrtL)
TOCS.
Oui! oui!
Garçon !...
DESGBNAis, appelant.