‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 3)Chapitre 4 sur 68 · LES FILLES DE MAUBRE · texte numérisé non relu

LES FILLES DE MAUBRE

serais amoureuse, par hasard? Ah! j’y suis... tu aimes Aid biade... cet Alcibiade, il n’en manque pas une, le temple (!■- Venus ne désemplii pas... c’est comme le temple de Mercim {nanl), il n’y a plus que les femmes et les voleurs qui croie» aux dieux! Allons, conviens-en, tu aimes Alcibiade!... (ZVie secoue la tête.) Ce n’est pas lui!...

THÉA.

Fst ce que j’ai le droit d’aimer ?

STRABON

Il est vrai, tu es une esclave, que le maître a recueillie un jour que tu tombais de lassitude et de faim devant sa porte. Tu t’es bien conduite, quand celte lièvre a pensé l’emporter... Toujours là, la nuit, le jour, è le veiller, à le soigner. Il avait tant travaillé à ces trois statues... que le délire est venu... Et que disait-il dans ce délire ?

TUBA, se levant vivement.

Rien !... rien!.. .

STRABON

Tu mens! car il parlait tout seul! comme il fait chaque jour quand il s’enferme dans cet atelier... Après ça... qu’il dise tout ce qu’il voudra... que m’importe à moi... Pourvu que la Béotie produise de bonnes figues et la Crète de bon vin... (71 prend une amphore et boit à même. — Théa va s'asseoir au pied des statues à droite, immobile et pensive.)

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