MARCO, RAPHAËL
RAPHAËL
Bonjour, Marco!... {Jl F embrasse au front.)
Bonjour; d’où venez* vous?
Do bois...
Ah I il y a du monde ?
RAPHARL.
MARCO
RAPHARL.
Oui, ils y sont tous.
MARCO
Moi seule je manquais, c’est très-certain.
RAPHAËL
Le regrettez-vous ?
• Mtreo, Julie.
** Murco, Rapkull.
MABCO.
Non, je suis heureuse, je suis parfaitetneiit heureuse.
RAPBAEL.
Tenez, vous allez rire ; j’ai trouvé par le bois ces quelques p6titcs fleurs, si bien blotties dans 1 herbe, que, ma foi, elles se riaient des promeneuses et des enfants; elles liaienl trop haut ' peut-être , car je les ai trouvées et cueillies pour vous. Marco , voulez-vous de mon pauvre bouquet?
UARCO.
Tiès-joli ! très-joli. {Elle jelle le bouquet sur la table.)
, raphabl, s’asseyant près d’elle.
• Marco, dites-moi le secret que vous avez et que vous me cachez?
■ABCO.
Moi ! mais je n’ai pas de secret.
Vous étiez si gaie il y a six semaines quand je louai eeito villa
MARCO
Eh bien, croyez-vous que ma gatté a signé le bail t...
RAPHABI. . ^ ■ .t -./wiAiV/i»
Voyons, qu’as-tu T
■ • MASCO. J j r.jiii
Ce que j’ai? en vérité vqus êtes tharmant, j’ai... j’ai que je vous en veux... Oui, vous rê?ez, votf$ t'deillez des herbes et vous me les apportez avecfaplus graudépoéiie du monde ; mais vous négligez vos amis.
Oites-moi donc ^uë vôti's
les vôtres. .. . , ,,
MARCO.' ^ î
ü n’est pas question de moi... T'ai rompu avec rOj^éya^
* mot je reprendrai ma position; vous... vous fai'sréz...''ctes statues , je crois... Pourquoi ne faites-voMS jflus jde f Utqes !■ est très-gentil ça. " . • -
raphabl!* . ,r
m'en vouW dë'co qué vôds nëg^Vgez
RAPHAËL. .'in ! / su ,,ijO
Ma main a désappris le travaii, Marco, le jour où elle a appris à toucher la vôtre. J’avais du talent.'.. mMp^ je l’ai si-hién iené dans mon amour que je ne pe^x pjqs le reirouver; est-ce ma faute à moi, si j’ai perdu mes rêves d’umbitiou etjues désii^ de gloire?... la gloire vaut-elle Marco? rambiiion vaût-ellë noire jeunesse et notre amour?... {Tous les deux sont amUs^'ld^snfa. Raphaël entoure Marco de ses bras.) V%sdg«- loiM'^l’iSi,