ACTE IV
RAnuRi. , arec doulenr.
Enfin?... vous nn m’aimn?: plus! nVst-oo pa«... {Silence de Marco. Avec douleur et colère.) Mois répondez moi donc!
MARCO, xnuriant.
Esi-ce que je le pnix?... vous me faites un crime do ma frOwCliis.) quand Je m’en sers.
RAPHARl.
C’csl bi n... je comprends. {Après un moment de silence.)
Le comte vous a probablement offert de vous reconduire h Paris.
■AROa
Oui.
RAPHABL.
Dans sa voiture?
MARCO
Il ne m’y reconduira p js pied, probablement.
RAP )AEt, avec colère.
Marco !
MARCO, riant.
Dame !... vous me di es des bfitises aussi.
R tPHAEL, très-agité.
Je vous en préviens, vous ne partirez pas.
MARCO
Ah ! par exemple I... c’est ce que nous verrons.
RAPHAËL
Vous ne partirez pas, du moins, avec cet homme que je liais.
MARCO
Vous le haïssez? ma foi! vous avez tort, car il ne vous hait * pas, lui.
RAPMABL.
Parce que je suis indigne de sa haine, n’est-ce pas?
Non, parce que c’est un homme bien élevé !
RAPHAËL, avec colère.
Marco !.. . [Se contenant.) Oui, Desgeiiais avait raison, je suis un lâche , car je vous aime !... et vous avez raison aussi; monsieur de Fresnes est'un homme bien élevé, car il vous méptis« MARCO, souriant.
Ah I vous allez me dire des impertinences k présent I
RAPHABL.
Q fille de marbre ! fille de marbre 1. ..
LES FILLES DE MARlsRE.
MARCO , se levant.
Ah! tenez, mon chir Uapitaél, vous ôtes ridicule,
RAPHAËL, après un mouvement.
Eh bien I ma foi , vous avez toujours raison , et je dois , en en effet, vous paraître stupide. Je prends tout ça au sérieux , j’ai l’air do croire que c’est arrivé. [Eclaianl de rire.) Bah'... c’est pour rire ; allez, n'en croyez pas un mot... Et tenez, je vous aurai oubliée dans dix minutes. ,
MARCO, souriant.
Eh bieni franchement, tant mieux...
RAPHAËL, avec la ^èvre.
C’était absurde, au bout du compte!... Il n’y avait personne d'heureux dans tout ça ; nous souffrions ici , et d’autres souffraient là-bas!...
MARCO
Qui... cea aulres-là?...
RAPBABt.
Ma mère... et Marie! • ••
MARCO
Marie?
RAPHAËL, riant fotlemètit.
Vous ne la connaissez pas.. . c’est une honnête Qlle!..»
• MARCO
Raphaël I
RAPHAËL
C’est toujours pour rire... mais c’est fini, et je veux être gentilhomme comme monsieur de Fresnes. {Saluant.) Mademoiselle Marco , je vous demande pardon de vous avoir dérangée si longtemps, je vous laisse à vos plaisirs.. . Voiilez-vous me permetti e? [Il veut lui baiser !a main; Marco, effrayée par te ton et le regard de Raphaël, se recule un peu.)
RAPHAËL , éclatant encore de rire.
Eh bien ! qu’est-ce que vous avez donc? est-ce que vous avez peur que je voüs morde ? [Il lui baise la main.)
MARCO
Voyons, Raphaël, soyons amis.
RAPHAËL, après un mouvement.
Amisl... mais comment donc? très- volontiers.
HARCO.
Il faut venir quelquefois me demander à dîner à Paris comme les autres!