L£S FILLES DE MARBRE
DiDiFR, liistement.
Non. [Elle redescend et t^assied.)
MARIE
II reviendra, n’e«t-ce pas?
DIDIER, aseitê*
Je n’en sais rien, mon enfant.
MARIB.
Cependant, puisque c’est demain votre fête.
DIDIER, avec un espoir.
Ah! miment I [Secouant la tête.) U ne s’en souviendra pu3.
MARIE
Vous croyez? [Elle essuie une larme,)
M*>* DIDIER, Vembrassant.
Pauvre enfant I..1' tu l’aimes bien?
MARIE
Dame... je vous aime tantl...
M"* DIDIER, à elle-même.
Oh! celte femme, comme elle nous a fait du mai!
MARIE, avec douleur.
Oh I oui ! c’est mi I. . . et encore, elle ne le rend pas heureux , mossieur Julian me l’a dit!
M“* DIDIER
Ah!... monsieur Julian...
MARIE
Comment peut-elle ne pas l’aimer?... elle qui le voit to"s les jours !. . . moi, je ne l’ai vu qu’une fois, mais je ne l’ai jamais oublié, [uivec omour.) 11 m’a dit de si bonnes paroles ce jour-là 1..* c’étaient les premières que l'on me disait... et... (à part] ccbaiser !... (avec des larmes) le premier aussi... (avec douüur) et le dernier peut-être.., ( En disant ces derniers mots elle passe à gauche de la table. On entend sonner l'Angtlus au loin.)
M°“’ DIDIER
L’Angelus!... viens, Marie, prions Dieu pour qu’ il nous rende • !ui que nous aimons tant toutes deux. LMadame Didier est sise. Marie s'agenouille au bout de la table, le dos tourné au «'Aie, joignant les ruiins.) Mon Dieu! protégez mon filsl. . . ■I! amour!... mon espoirl... Mon Dieu I... faile.s que mon fils t heureux!... rendez-le au travail, (/et Raphaël paraît au '1 ; il voit sa mère priant, il se découvre ; les cloches tintent /«jours. )
■■■* DIDIER
' e fils, mon Dieu I. .. e’est mon orgueil et ma joie I... c’est ' Marie, Ma*Diditr.