ACTE L
IS
coROiAS, à d'aùires esclaves.
Et vous, emportez mon bien. {Les esclaves tirent le rideau et s’apprêtent â emporter les statues ]
PRiDus, s’échappant de leurs mains ci se plaçant devant les
statues. ' ■
Arrête*! Gorgias. .. je t’cn’feonjuro, .. oui, tu es le plus fort... oui, la loi te donne raison... mais par les dieux, par ta mère, Iaisse>moi mon travail, je te rendrai ton argent... mais grâce pour elles, grâce pour moi.
GOHGIAS.
Comment poiirrais-!u me payer? Tu n’as pas une obole. {Aux esclaves.) Faites ce que j’ai dit.
TBÉA, sortant de la foule des Athéniens et se précipitant en scène. Arrête*! . .
GORGIAS
Que veux-tu?
THÉA.
Gorgias... oui, Phidias est pau\Te; mais il a une esclave; écoute, je suis jeune et forte, laisse-lui son œuvre et achète-moi, Gorgias; je me vends, prends-moi, me voilà! (Elle tombe à genoux devant Gorgias.)
GORGIAS
Toi! pauvre folle, tu ne vaux pas seulement cinquante drach" mes... Allons, arrière, laisse-moi. (T/iea se relève, gagne laporfe au premier plan, à gauche, adresse un dernier regard à Phidias, et sort.)
UN ATtlÉSIUN.
Gorgias a payé, il a raison.