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Cette -f^pie voyant qu’op np Tenait paii ïçp rppTeiidre, me faisait des reproches, et comme je n’avais pas eopore de npn^. à ce qu’il paraît... elle m’en avait donné un, elle; ça me faisait 0e ^ çe|np, quand elle m’appelait de cp noin-là., , .
... , . RAPHABI,.
' ûp 4 était-ijî ... • • . ‘ . U .
* MARIB.
Elle m’appelait : Misère l
Ohl...
RAPHAËL
Jmu.
MARIE
Un jour cette vieille femme est morte, et j’ai été recueillie
E ar le curé du pays, un vieux prêtre qui m’a emmenée aupresytère; j’étais bien heureuse lè... Il y avait une vieille église... tenez, que je me suis rappelée en passant ici tout à l'heure, et c’est pour ça que je suis entrée.
RAPHAËL
Il vous avait donné un nom aussi, lui?
MARIE
Oui, mais pour tout de bon, il m’avait baptisée : Marie. RAPHAËL, avec intérêt.
Et enfin ?
> MARIE. '
Enfin... un jour le pauvre vieux prêtre est mort k son tour tout à coup (eUe essuie une larme) , et m’a encore laissée toute seule... J’ai eu tant de chagrin que je suis tombée malade, et c’est alors qu’on m’a portée à l’hôpital de la ville voisine; j’ai souiTert pendant bien longtemps, et comme je ne me plaignais jamais, les bonnes sœurs, elles aussi, avaient ajouté un nom à mon nom... elles m’appelaient Marie la Résignée.
RAPHAËL, entraîné.
Pauvre petite I (Jl Pembrasse.)
MARIE, avec un mouvemeni.
Aht...
RAPHAËL
Je vous ai fâchée, Marie?
hk
MAKIS, souriant. /
Oh ! non... ce n’est pas cela.
RAPHAËL
Mais VOUS êtes toute émue. ''
MARIE, à demi^oix.
"Ah1 je vais vous dire ; c’est qu’on ne m’a Jamais embrassée 1 {Itaphaël lui embrasse la main.)
' DftSGENAis^ très-ému. . ^
Ëhbien.'.. c’est très-joli, tout cela, sacrebleu! {A Èaphaël.) Elle est adorable, voilà une vraie femme, au moins. \A part, frappé d’une idée.) Ah ! mais j’y songe, s’il pouvait... si le honneur voulait... Oui... oui... Raphaël serait sauvé...
RAPHAËL. ‘ • • '• " '
Mademoiselle Marie, que saves^-vous faire?
MARIS. ’
La mère Malhurine m’a appris à coudre et à garder les moutons ; le Vieux prêtre à lire et à prier, voilà tout,
DESGENAIS
Je connais beaucoup de ûlles... très-bien qui n’en savent pas autant.
RAPHAËL, qui regardait Marie.
Quelle pureté de lignes! quelle figure d’ange !...
DESGBNAIS.
Oui, n’est-ce pas? tu feras une statue de plus.
RAPHAËL
Oui, la Vierge des sept douleurs...
DESGENAis, h part avec joie,.
Quelle chance ! le travail revient, et le souvenir de ' Marco i^éloignel
! • . RAPHAËL
Vous ne savez pas, Marie?
■ ' MARIE
Quoi donc? ..
11 ne faut pas entrer eu service... . ,
DESGSNAIS.
Non... Non certainement il ne faut pas nous quitter, nous serons votre père.
MARIE, souriant en les regardait.
Oh I vous êtes trop jeunes. '
ACTË m.
DESGENAIS
Bahl à nous deux... ou bien, votre frère, votre oncle, la moindre des choses. ( A part ) Cetio enfant-lè m’a rairaîchi le cœur.
RAPHAËL
11 faut rester auprès de ma mère; vous serez son enfant, sa fille 1...
DES6ENA1S. ' ‘
Elle a l’âge voulu.
MARIE, très-éimie.
. Mais elle ne consentira pas...
Raphaël;
Si, si, elle consentira ; ce matin encore, elle demandait à Dieu une... une fllle, et c’est lui" qui voué a envoyée.
DESGENAIS
Sur l’aile des aquilons, train direct.
RAPHAËL, à Marie,
Elle vous aimera bien.
MARIE, pleurant de joie.
Oh I mon Dieu ! le joli rêve 1
Raphaël.
Si c’est un rêve, Marie, {lui montrant Dtdier sur le seuil de la chambre ** ) ce n’est pas ma mère qui vous réveillera.
MARIE, honteuse.
Madame 1