‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 4)Chapitre 33 sur 61 · AS · texte numérisé non relu

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Cette -f^pie voyant qu’op np Tenait paii ïçp rppTeiidre, me faisait des reproches, et comme je n’avais pas eopore de npn^. à ce qu’il paraît... elle m’en avait donné un, elle; ça me faisait 0e ^ çe|np, quand elle m’appelait de cp noin-là., , .

... , . RAPHABI,.

' ûp 4 était-ijî ... • • . ‘ . U .

* MARIB.

Elle m’appelait : Misère l

Ohl...

RAPHAËL

Jmu.

MARIE

Un jour cette vieille femme est morte, et j’ai été recueillie

E ar le curé du pays, un vieux prêtre qui m’a emmenée aupresytère; j’étais bien heureuse lè... Il y avait une vieille église... tenez, que je me suis rappelée en passant ici tout à l'heure, et c’est pour ça que je suis entrée.

RAPHAËL

Il vous avait donné un nom aussi, lui?

MARIE

Oui, mais pour tout de bon, il m’avait baptisée : Marie. RAPHAËL, avec intérêt.

Et enfin ?

> MARIE. '

Enfin... un jour le pauvre vieux prêtre est mort k son tour tout à coup (eUe essuie une larme) , et m’a encore laissée toute seule... J’ai eu tant de chagrin que je suis tombée malade, et c’est alors qu’on m’a portée à l’hôpital de la ville voisine; j’ai souiTert pendant bien longtemps, et comme je ne me plaignais jamais, les bonnes sœurs, elles aussi, avaient ajouté un nom à mon nom... elles m’appelaient Marie la Résignée.

RAPHAËL, entraîné.

Pauvre petite I (Jl Pembrasse.)

MARIE, avec un mouvemeni.

Aht...

RAPHAËL

Je vous ai fâchée, Marie?

hk

MAKIS, souriant. /

Oh ! non... ce n’est pas cela.

RAPHAËL

Mais VOUS êtes toute émue. ''

MARIE, à demi^oix.

"Ah1 je vais vous dire ; c’est qu’on ne m’a Jamais embrassée 1 {Itaphaël lui embrasse la main.)

' DftSGENAis^ très-ému. . ^

Ëhbien.'.. c’est très-joli, tout cela, sacrebleu! {A Èaphaël.) Elle est adorable, voilà une vraie femme, au moins. \A part, frappé d’une idée.) Ah ! mais j’y songe, s’il pouvait... si le honneur voulait... Oui... oui... Raphaël serait sauvé...

RAPHAËL. ‘ • • '• " '

Mademoiselle Marie, que saves^-vous faire?

MARIS. ’

La mère Malhurine m’a appris à coudre et à garder les moutons ; le Vieux prêtre à lire et à prier, voilà tout,

DESGENAIS

Je connais beaucoup de ûlles... très-bien qui n’en savent pas autant.

RAPHAËL, qui regardait Marie.

Quelle pureté de lignes! quelle figure d’ange !...

DESGBNAIS.

Oui, n’est-ce pas? tu feras une statue de plus.

RAPHAËL

Oui, la Vierge des sept douleurs...

DESGENAis, h part avec joie,.

Quelle chance ! le travail revient, et le souvenir de ' Marco i^éloignel

! • . RAPHAËL

Vous ne savez pas, Marie?

■ ' MARIE

Quoi donc? ..

11 ne faut pas entrer eu service... . ,

DESGSNAIS.

Non... Non certainement il ne faut pas nous quitter, nous serons votre père.

MARIE, souriant en les regardait.

Oh I vous êtes trop jeunes. '

ACTË m.

DESGENAIS

Bahl à nous deux... ou bien, votre frère, votre oncle, la moindre des choses. ( A part ) Cetio enfant-lè m’a rairaîchi le cœur.

RAPHAËL

11 faut rester auprès de ma mère; vous serez son enfant, sa fille 1...

DES6ENA1S. ' ‘

Elle a l’âge voulu.

MARIE, très-éimie.

. Mais elle ne consentira pas...

Raphaël;

Si, si, elle consentira ; ce matin encore, elle demandait à Dieu une... une fllle, et c’est lui" qui voué a envoyée.

DESGENAIS

Sur l’aile des aquilons, train direct.

RAPHAËL, à Marie,

Elle vous aimera bien.

MARIE, pleurant de joie.

Oh I mon Dieu ! le joli rêve 1

Raphaël.

Si c’est un rêve, Marie, {lui montrant Dtdier sur le seuil de la chambre ** ) ce n’est pas ma mère qui vous réveillera.

MARIE, honteuse.

Madame 1

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