‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 4)Chapitre 35 sur 61 · JOH · texte numérisé non relu

JOH

Monsieur Raphaël Didier?

DESOENAis, le reconnaissant.

Ah î sacrebleu, c’est le groom de Marco. {Raphaël a quitté précipitamment son travail et a été à lui; le domestique lui rernet une kttre, Raphaël la lit.)

M*"* DIDIER, bas à Desgenais.

C’est de la part de cette femme, n’est-ce pas?

DESGENAIS

Hélas! oui, elles ont le diable au corps.

MARIE, qui compare > devant une glace sa figure avec le dessin.

Ah! les yeux ne sont pas finis. {Elle se retourne et ne voit pas

DESGENAIS, à part.

J'ai bien peur que ce portrait-là ne voie jamais clair.

RAPHAËL, au domestique.

Dites que j’irai... {John sort.)

■ • - DBSGKNAis, à part.

Patatras ! nous voilà encore embourbés; il va falloir remettre des grandes bottes.”

RAPHAËL, bas d Desgenais.

Elle m’aime, mon ami I Elle consent à tout.

DESGENAIS

A quoi?

RAPHAËL

Mais... à fuir le monde avec moi.

DESGENAIS

Mais, malheureux insensé, sais-tu ce qui arriverai sais-tu où te conduira cette... (M®* Didier s'est approchée avec inquiétîide. Raphaël l'apercevant à Desgenais.)

RAPHAËL

Tais-toi! (jETaut.V Ma mère, il faut que je vous quitte; une • Deggenaii, RaphaCl, M“* Didier, Marie.

affaire, qui me retiendra peut-être quelque temps loin de Paris...

M“® DIDIER

Oui, oui ; je devine ce que tu n’oses me dire, car tu en rougis, toi-même.

RAPHAËL. ,vVx

Ma mère !

DIDIER

Raphaël, je t’eu prie, ne me quitte pas...

RAPHAËL

Il le faut, ma mère; mais je reviendrai te voir souvent... '

M“* DIDIER

Mpn Dieu ! mon Dieu I (Elle va s'asseoir à droite, en pleurant.)

t ' DESGENAis, 6as à ^apAaët. ' i

Raphaël, est-ce que ton cœur se pétrifie déjà ? Voyons, tu n’iras pas...

RAPHAËL, qui lutte depuis un instant.

Si, si, car Marco m’attend, et je l’aime I [Marie, quia regardé toute cette scène avec étonnement, vient s’agenouiller devant jtfin» Didier. qui pleure ; Didier la serre sur son cceur.) , ,

,, 1 . RAPHAËL, à port.

Ô Marco! Marco! vois tout ce que je le sacrifie. . .

DE3GEN4IS, regardant Marie.

- Allons, si ce petit ango-lè ne sauve pas l’enfant, du moins il consolera la mère. [Le rideau baisse.)

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