JOH
Monsieur Raphaël Didier?
DESOENAis, le reconnaissant.
Ah î sacrebleu, c’est le groom de Marco. {Raphaël a quitté précipitamment son travail et a été à lui; le domestique lui rernet une kttre, Raphaël la lit.)
M*"* DIDIER, bas à Desgenais.
C’est de la part de cette femme, n’est-ce pas?
DESGENAIS
Hélas! oui, elles ont le diable au corps.
MARIE, qui compare > devant une glace sa figure avec le dessin.
Ah! les yeux ne sont pas finis. {Elle se retourne et ne voit pas
DESGENAIS, à part.
J'ai bien peur que ce portrait-là ne voie jamais clair.
RAPHAËL, au domestique.
Dites que j’irai... {John sort.)
■ • - DBSGKNAis, à part.
Patatras ! nous voilà encore embourbés; il va falloir remettre des grandes bottes.”
RAPHAËL, bas d Desgenais.
Elle m’aime, mon ami I Elle consent à tout.
DESGENAIS
A quoi?
RAPHAËL
Mais... à fuir le monde avec moi.
DESGENAIS
Mais, malheureux insensé, sais-tu ce qui arriverai sais-tu où te conduira cette... (M®* Didier s'est approchée avec inquiétîide. Raphaël l'apercevant à Desgenais.)
RAPHAËL
Tais-toi! (jETaut.V Ma mère, il faut que je vous quitte; une • Deggenaii, RaphaCl, M“* Didier, Marie.
affaire, qui me retiendra peut-être quelque temps loin de Paris...
M“® DIDIER
Oui, oui ; je devine ce que tu n’oses me dire, car tu en rougis, toi-même.
RAPHAËL. ,vVx
Ma mère !
DIDIER
Raphaël, je t’eu prie, ne me quitte pas...
RAPHAËL
Il le faut, ma mère; mais je reviendrai te voir souvent... '
M“* DIDIER
Mpn Dieu ! mon Dieu I (Elle va s'asseoir à droite, en pleurant.)
t ' DESGENAis, 6as à ^apAaët. ' i
Raphaël, est-ce que ton cœur se pétrifie déjà ? Voyons, tu n’iras pas...
RAPHAËL, qui lutte depuis un instant.
Si, si, car Marco m’attend, et je l’aime I [Marie, quia regardé toute cette scène avec étonnement, vient s’agenouiller devant jtfin» Didier. qui pleure ; Didier la serre sur son cceur.) , ,
,, 1 . RAPHAËL, à port.
Ô Marco! Marco! vois tout ce que je le sacrifie. . .
DE3GEN4IS, regardant Marie.
- Allons, si ce petit ango-lè ne sauve pas l’enfant, du moins il consolera la mère. [Le rideau baisse.)