‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 4)Chapitre 38 sur 61 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Marco.:, faisons de noire bonheur une patrie nouvelle et de notre amour un rêve sans fin dont les bruits d’en bas ne reveilleront plus nos cœurs I... viens loin de Paris, loin de la France !

MARCO

Oui... au bout du monde... n’est .ce pas?... c’est trop loin : je ne suis pas marcheuse! '

RAPHAËL, se levmt vivement.

MARCO, se levant.

A mon tour, est-ce ma faute si je m’ennuie? La solitude, les rêves, le soleil... et toujours le même soleil, la même solitude et les mêmes rêves; c’est k périr. Mais je suis en prison ici, et vous aussi. 11 pousse des barreaux aux fenêtres ; tenez Ik, tout k l’heure, je rêvais que j’avais des ailes et que je m’envolais... {Mouvement de Raphaël.) Cette sotte de Julie m’a réveillée au momeutoù je posais une patte sur ma croisée, rue d’Antin... et le réveil s’appelle six semaines d’égoïsme à deux... Ouf! que Je m’ennuie. [Elle bâille en étendant les bras.)

RAPHAËL, ave colère.*

Eh bien!... soyez libre... retournez à Paris... aussi bien voire cœur a l’air de faire l’aumône au mien, et ma fierté!... (Changeant de ton.) Non, Marco, je n’ai pas de fierté... je suis sans courage et sans forces... reste, reste près de moi... Tu resteras, n’est-ce pas !... dis-moi que tu resteras... et que tu me pardonnes !... (Jl s'agenouille.)

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