SCÈNE VIII
MARCO, RAPH4EL. [Un silence. Baphaël, trèe-fâU, ^avance les bras croisés vers Marco assise.)
RAPHABL, (Tuna voix altérée.*
Vous le voyez, Marco , c'était mon seul ami, et je l’ai laissé partir ; pour vous, je renonce à tout ! Marco, n’aurez-vous donc pas une bonne parole pour tous ces sacriQces?
' ' ' MARCO, sur le sofa, avec ironie.
Des sacrifices?... Mais je vous en ai fait aussi, Raphaël. Nous sommes quittes. >
RAPHABL.
Quittes? En effet, j'ai souflirt les sarcasmes du comte. Vous m'avez renié, lè, tout à l’heure,. comme un laquais; mon seul ami m'a insulté dans un dornier adieu... vous avez tué ma pensée. . . mais vous avez perdu trois invitations de bal, dix bouquets et quelques bijoux. Ohl vous avez raison, Marco, nous sommes quittes. (iVouveau silence; il se promène avec agitation. Marco n’ouvre pas la bouche. lievenant près de Marco, £une voix basse.) Que vous a dit le comte? 11 vous a parlé bas tout à l’heure. Que vous a-t-il dit ? Je veux le savoir.
MARCO
Il me parlait des courses.
RAPHAËL
Vous mentez.
MARCO
Vous ôtes poli!...
RAPHAËL.*’ '
Il VOUS a dit qu’il vous aimait, sans doute?
MARCO
Peut-être bien.
RAPHAËL
Et qu’avez -vous répondu?
MARCO
Je l’ai laissé dire.
RAPHAËL
Vous voulez quitter Saint-James?
MARCO
Oui.
* Mâreo, RaphaSI.
** RApbtël, Marco.
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