SCÈNE IV. V
Les Mêmes, PHIDIAS.
Phidias !
TOUS
PHIDIAS
Oui... les statues sont achevées...
vendre.
mais je ne veux plus les
actü: I. • ' ' ‘ 9
ALCIBIADE
Et pourquoi ?
PHIDIAS
Parce que je ne le veux plus.
GORGIAS
Par la balance de Thémis !... je suis dans mon droit ; je les ai payées, il me les faut. '
PHIDIAS
Je te rendrai Ion argent, Gorgias... et je garderai mon travail. — Mais de quel droit venez-vous tous ainsi boire et chanter dans ma demeure?... est-cqeinsi que tu le prépares h combattre les ennemis d’Athènes, Alcibiade !'.V. Ici, l’on ne lient pas des coupes h la main, mais des outils! ici on ne chante pas, on pense; on no boit pas, on travaille !
GORGIAS
Et comme tu as travaillé, et que je l’ai payé ton travail, je le veux... J’ai des preuves qui te ftront condamner par les juges. Veui-tu me livrer tes statues?
PHIDIAS
Jamais!,.. {Rire des jeunes gens.)
GORGIAS
Je vais porter ma plainte. A bientôt, Phidias le rêveur.
ALCIBIADE
Salut, Phidias.
TOCS.
Adieu, Phidias.
GORGIAS
AhI lu ne veux pas que l’on boive. Amis, buvons encore une dernière coupe!. . . Âh! tu ne veux pas que l’on chante. Amis, chantons toujours... et vous, esclaves, achevez ce tonneau.
REPRISE DU CQOECR.
Bacchanal et vive l’orgie!... etc.
{Ili sortent tous en gronde eonfueion, e» riant et se heurtant, Demûnuit, éclats de rire de Diogène à la cantonade.)