‹ Les filles de marbre; drame en cinq actes, mêlé de chantChapitre 144 sur 167 · R LAIS C HE · texte numérisé non relu

R LAIS C HE

Pourrez-vous nous accompagner au bal, monsieur George ?

GEORGE, cérémonieusement.

Ne suis-je pas à vos ordres, mademoiselle?

BLA>'CHE, avec cbagrin.

Des ordres? Mais je ne vous en donne pas, c'est seulement une prière que je vous adresse.

GEO RGE.

Ah! que dites- vous? (elancL,-, sans lui répondre, se détourne.) Je

vous demanderai, tout à l'heure, dix minutes pour changer de toilette, et... (Bas à jjciri-.) Venez au bal, je vous en prie!

(Marie fait un mouvement d effroi en regardant du côté de Blanche et s'éloigne rapidement de George.)

GEORGE, à Blanche.

Est-ce que... Claude va avec vous, mademoiselle ?

BLANCH-E

Oui. (Appuyant.) Par conséquent, comme je le pensais bien, vous avez besoin de repos; ne vous gênez pa«...

* Marie, George, Blanche.

GEORGE^ vivemeutj pour acceplor.

Mais, je vous avoue... (s'airêtam sur uo gesle .iippliaiU da Mniie, et

chaiigeantde ton.) Je doi;^, je ticus à êtic votre cavalier, ma chère Blanche; et, certes , mon bonheur fera bien des jaloux ce soir... car vous serez, assurément, la reine du bal!

BLANCHE, qui le reganlait Jans les yeux, à part el avec douleur.

Je ne me 1 rompais pas; il ne m'aime plus!

GEORGE, à Marie.

N'est-il pas vrai, mademoiselle? (vivemeai et bas,) Votre mère ne vous a-t-elle pas reparlé de monsieur Antoine?

MARIE, bas.

Non; mais laissez-moi, je vous en prie. (eUc s'éloigne eucorr.)

MARIANNE, tenlraot.

Madame est prévenue de votre retour, monsieur; elle va venir ici... (a Marie.) Mademoiselle, votre mère aurait besoin de vous...

MARIE, vivement.

Bien! j'y vais, Marianne, (saluant.) Monsieur...

GEORGE

Elle s'en va !

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