STRABON, THÉ A
Qu'est-ce qui cliaiUe donc?... Ah! c'est Théa ! Bonjour, Tliéa. iTIica \a déposer son houquel sur la table et s'assied tristement auprès.) Tu \iens encore du temple de Vénus?
THÉA
Oui!
STRABON, se levant et s'approchant d'elle.
On ne voit que toi dans le temple de Vénus... Est-ce que tu serais amoureuse, par hasard? Ah! j'y suis... tu aimes Akibiade... Cet Alcibiade, il n'en manque pas une 1 le temple de Vénus ne désemplit pas... c'est comme le temple de Mercure! (Riant.) 11 n'y a plus que les femmes et les voleurs qui croient aux dieux ! Allons, conviens-en, tu aimes Alcibiade!... (Théa secoue la tête.) Ce n'est pas lui?...
THÉA.
Est-ce que j'ai le droit d'aimer?
STRABON
11 est vrai que tu es une e5cla^ e, que le maître a recueillie un jour que tu tombais de lassitude et de faim devant sa porte. Tu t'es bien conduite, quand celte fièvre a pensé l'emporter... Toujours là, la nuit, le jour, à le veiller, à le soigner. Il avait tant travaillé à ces trois statues... que le déhre est venu!... Et que disait-il dans ce délire?
THÉA, se leyant vivement.
Rien!... rien!...
STRABON *
Tu mens ! car il parlait tout seul ! comme il fait chaque jour
' llioa, Slrabon. '* Slrabon, TUéa,