ACTE TROISIEME
MARIE
Madame I f
MADAME DIDIER
Et je lui obéis avec joie ; ce que vous a offert mon fil?, je vous l'offre à mon tour... Voulez-vous partager le pain de la ^euvc? voulez-vous être ma fille ?
Votre... votre fille?... Ah! oui, je veux bien... (Elle se jette dans ses bras.)
MADAME DIDIER, bas.
Je té- donne une mère ; tu me rendras peut-être mon enfant.
MARIE
Comment ?
MADAME DIDIER
Silence!... (Marie se retourne et aperçoit Raphaël, qui, debout près de son chevalet, ébauche déjà le portrait de Marie.)
MARIE, courant à lui.
Oh ! vous faites déjà mon image.
RAPHAËL, souriant.
Oui, ne bougez pas.
DESGEXAIS, bas, à madame Didier.
Vous avez eu la même pensée que moi, n'es'.-ce pas?
MADAME DIDIER
Peut-être !
DESGENAIS, demême.
Si cette enfant a dit vrai, si elle est ce qu'elle parait être, comme j'en jurerais, d'ailleurs...
MADAME DIDIER
Et moi aussi.
DESGENAIS
Et enfin, si Raphaël en vient à l'aimer, un jour peut-être...
MADAME DIDIER
Oui, c'est cela.
DESGENAIS, piant.
Au fait, pourquoi pas? Les arts et la misère, ça se marie trèsbien ensemble. (Regardant Raphaël.) Il ne pense déjà plus à Marco : ce que c'est que la vertu pourtant. Allons, ses actions ne sont pas tout à fait tombées. (On frappe trois coups à la porte du fond.)