SCÈNE VIII
MARCO, RAPHAËL. Un silence. Raphaël, très-pâle, s'avance les bras croisés vers Marco assise.
RAPHAËL, d'une voix altérée*.
Vous le voyez, Marco, c'était mon seul ami, et je l'ai laissé partir; pour vous, je renonce à tout! Marco, n'aurez-vous donc pas une bonne parole pour tous ces sacrifices?
MARCO, sur le sofa, avec ironie.
Des sacrifices?... Mais je vous en ai fait aussi, Raphaël. Nous sommes quittes.
RAPHAËL
Quittes? En effet, j'ai souffert les sarcasmes du comte. Vous m'avez renié, là, tout à l'heure, comme un laquais ; mon seul ami m'a insulté dans un dernier adieu... vous avez tué ma pensée...
* Maico, Raphaël.