SCÈNE V CLAUDE PARISOT, MARIE
Ètes-vous bien ainsi?
MARIE
Très-bien, monsieur Claude. Merci. (Eiie le regarde avec douceur. )
CLAUDE
Ah ça! mademoiselle mon élève, pourquoi sortir par un temps pareil?... Vous mériteriez...
MARIE, lui tendant la main.
Pourquoi? vous le savez bien.
CLAUDE, troublé.
Moi? mais non.
MARIE
Laissez donc, est-ce ({ue je ne vous ai pas vu quand je suis partie? Vous vous glis>ie/i avec précaution à travers les ai bres du parc, pui.s vous vuus cacliiez dans les bas cotés de
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la route, ne me quittant pas des yeux, réglant de loin \otre ^^maiche sur la mienne, veillant sur moi, comme toujours... ;rT(se levant) comme cette fois où, m'étant trop éloignée en me promenant dans la forêt, je m'aperçus tout* à coup que j'avais perdu ma route. La nuit était venue, j'avais bien peur, j'appelai! et votre voix me répondit. Est-ce vrai?
CLAUDE, balbiiliaut.
Oui... cette fois-là... le hasard...
MARIE
Dites donc la même sollicitude, qui veillait encore tout à rheure sur moi, tandis que je me penchais sur le bord du lac où croissent ces petites fleurs sauvages que ma mère aime tant, et dont j'ai tenu à lui composer un bouquet.
CLAUDE
Mais... je vous assure!...
MARIE, avec tendresse.
Je VOUS ai vu, vous dis-je! vous étiez à deux pas de moi, derrière un saule, n'osant vous montrer, ni vous opposer à mon caprice, mais prêt à me sauver, si le pied m'avait fait . défaut sur la terre humide, si la branche à laquelle je m'accrochais était venue à se rompre. Est-ce vrai? (Eiie lui tend la
main.)
CLAUDE, ému.
C'est vrai!...
MARIE
Bon monsieur Claude !...
CLAUDE
Mademoiselle!...
MARIE
Pourquoi ne dites-vous donc plus ; Mon eufant! comme autrefois?...
CLAUDE, avec tendresse.
Eh bien, mon enfant, pourquoi vous exposer ainsi? et puisque vous vouliez un bouquel de ces fleurs, pourquoi ne m'avoir pas dit d'aller vuus les cueiliii?
MARIE
I\i)'ce <pR' je Icii-ti,- à k'S LU^illii uiui-inènnj. Vou;;- avez