DEUXIÈME COUPLET
Lorsque tous deux, en tête-à-tête.
Nous avons un doux entretien;
Dans ton cœur, 6 ma bergerette.
En secret n’éprouves-tu rien?
PIVOINE
Si fait ! c’est comme à la fête,
Quand j’ons mangé trop d’ galette!
Ça m’étouffons là dedans.
ANATOLE
Ah! mon ivresse est compléta! *
J' lui lais l’elfetd’ la galette!
Innocence, tu n’es qu'aux champs!
PIVOINE
Oui, ça m'étouffe là dedans.
ANANOLE.
Pour être heureux, vivent les champs!
Innocence, tu n’es qu’aux champs!
Je suis transporté ! Oui, je t’aime, je t’adore, et pour tant d’amour, ô Pivoine, accorde-moi un baiser... (n s’approche d’elle.) PIVOINE, lui échappant et passant à gauche.
Un baiser... comme vous y allez *.
Air de La DemoùelU au bal. (Amédée de Beauplan. )
Non, pas d’ ça, Nicolas,
G’ baiser, vous n’ l’aurez pas,
Et vous aurez beau faire...
ANATOLE
Puisqu’il en est ainsi.
Je te préviens qu’ici Je le prendrai, ma chère !
Sur ton minois,
Cette fleur que je vois,
Je la cueille d’emblée!
PIVOINE
Beau séducteur.
Puisqu'il vous faut un’ fleur.
Prenez c’te giroflée !
( Elle lui donne un soufflet et passe à droite.)
REPRISE ENSEMBLE
Pristi! ça n’ badine pas;
Mais je suivrai tes pas;
Je serai téméraire!
Puisqu’il en est ainsi.
Je te préviens qu’ici Je le prendrai, ma chère.
PIVOINE
Non, pas d’ça, Nicolas!
C’ baiser, vous ue l’aurez pas.
Et vous aurez beau faire ;
De c’ désir là, jarni,
Il faut, mon cher ami.
Au plus tôt vous défaire.
* Piv. Ana.
** Ana. Piv.