SCÈNE PREMIÈRE
PATOULET, puis PIVOINE.
PATOULET, entrant par le fond, à gauche, à pas de loup, avec un pot de fleurs dans les bras; il s’arrête sous la fenêtre de Pivoine, qui est au premier étage du corps de logis de droite.)
C’est aujourd’hui sa fête... je veux être le premier à lui offrir un pot... (Appelant.) Pivoine !... (Plus fort.) Pivoine !...
PIVOINE, se montrant à sa fenêtre *.
C’est vous, Patoulet? chut!... voulez-vous bien ne pas beugler comme ça?...
PATOULET
Je ne beugle pas, mam’zellc Pivoine... Je vous offre mes giroflées dans un pot.
PIVOINE
Oui? Eh bien! faut remporter votr’ pot... et vos giroflées avec...
PATOULET
Ah ! bah ! vous ne m’aimez donc plus ?
PIVOINE
Je ne dis pas ça, mon pauv’ Patoulet, mais faut plus traîner . vos sabots dans not’ ferme.
PATOULET
Mais quoi qu'y a donc? quoi qu’y a donc?...
PIVOINE
Je vas vous conter ça...
PATOULET
Je prête l’oreille.
PIVOINE, à part, regardant vers la gauche.
Ciel! mon oncle!... (Elle disparaît.)
PATOULET, sans s’apercevoir qu'elle n’est plus là.
Parlez, Piyoine, je suis prêt à recevoir votre confidence.
(Ta u pin vient du corps de logis à gauche.)
* Pat. Piv.