SCÈNE XIV
la cour , il n’est pas beau, mais comme il a des pouse.
ANATOLE, à part, sc mettant sur son séant.
Hein?... (il prête l'oreille.)
Mais Patoulet?
JEANNE
écus, je l’é-
PIVOINE
Patoulet m’aimait, j’aimais Patoulet, mais comme il n’a rien , je ne pouvons pas l’épouser.
ANATOLE, à part.
Ah!!...
JEANNE
Très-bien!... Et pour ne pas perdre tout à fait M. Patoulet,
S u’on aime toujours, et pour sauver les apparences, on lui a dit e me faire la cour; de cette manière, on ménage le futur et on garde son amoureux.
PIVOINE, baissant les yeux.
Dam !... on fait ce qu’on peut.
ANATOLE, à part.
Oh!!!
JEANNE
Quant à ton oncle, lui, pourvu qu’il attrape au Parisien quelque bon morceau de terre, il se moque du reste.
PIVOINE
Ah ! dam ! pour ça, c’est pas mon affaire.
Âh !!!
ANATOLE, à part.
JEANNE
Mazette!... comme vous y allez, dans le Berry!...
PIVOINE
C’est bon ! après? Où veux-tu en venir?
JEANNE
Je ne veux pas servir plus longtemps de chaperon à tes amours; je prétends ne pas assister aux petites roueries de notre cher oncle ; et comme je finirais par éclater et par dire tout au Parisien, j’aime mieux faire mes paquets et m’en aller.
PIVOINE
A ton aise!
ANATOLE, à part.
Elle a du bon, la cousine! — Mais l’autre! celle que j’appelais ma colombe!... Ah!
ENSEMBLE
Air : Souvent arriéré. (Nargeot.)
PIVOINE
Je brave les discours;
Oui, la candeur naïve,
La vertu primitive,
En Cv-s lieux régueroul loujouis;
2(5 LES FILLES »Ed CHAMl’S.
■ > Entré ncww, c’est fui*, ;
Bien fini...
Loin d’ici.
Fuyant nos bois charmants,
Prends donc la clé des champs.
JEANNE
Respectant tes amours Et ta candeur naive.
Ta Vertu priinitiv e, • -
Je te dis adieu pour toujours;
Entre noitk c'est fini,
Bien fini;
Loin d'ici, r
• ' Ihtyailtfvos bois charmants,
Je prends la clé des champs.
( Jeanne sort par la maison à droite. )
ANATOLE, se montrant.
Ah! c’est comme ça!... ( Pivoine, en le royant, pousse nn cri et sc sauve par le fond à gauche. }