LES FILLES UES CÏIAMPS
JEANNE, sortant de la maison de droite, eu costume de ville
J’ai tjiiitté mon costume de villageoise, et je reprends bien vite la carriole pour Hier vers Paris...
ANATOLE, la voyant, à part.
Mais quelle est cette dame?... (11 redescend.)
J lv\N N K j le voyant aussi, à part.
Un étranger?... Quel est ce monsieur?...
ANATOLE, à part.
Bigre! tournure élégante... taille bien prise... et le reste .. fort remarquable !...
JEANNE, à part.
Celte figure originale ne m’est pas inconnue.
ANATOLE, saluant.
Madame !...
JEANNE, rendant le salut.
Monsieur!,..
ANATOLE , à part.
J’ai déjà vu ce profil-là...
JEANNE, haut.
Ab! mais, j’y suis!... c’est le futur de Pivoine!...
ANATOLE
Ah! sacrebleu! je la remémore!... C’est la cousine Jeanne!
JEANNE , lui riant au nez.
Ah! ah! ah! ah!
ANATOLE, à part.
Elle est toujours fort gaie...
JEANNE
Quelle métamorphose! veus n’ôtes donc plus un pastoureau?
ANATOLE
Non, j’ai renoncé aux bucoliques, j’ai déposé ma houlette.
JEANNE
C’est comme moi, je reprends mon costume de ville que j’avais quitté pour ne pas vous elTaroucher,
ANATOLE
Ah! hait! vous êtes de Paris?
JEANNE
Comme vous, et j’y retourne...
ANATOLE
Comme moi... Ah? j’ai assez des robes de bure... j’en ai même trop... Oui! je reviens aux robes de soie... Plus de cornettes!... hourra pour lus chapeaux avec des fleurs dessus.,. Ah! sapristi ! une idée!... -t
JEANNE
Qu’est-ce?..,
ANATOLE
Vous me faites l’effet d’une bonne fille, vous, vous êtes rieuse... moi aussi... j'aime à rire... voulez-vous rire avec moi?
* Ana. Jea.