U MERS
Comment! rien ne presse... quand vous étiez décidée pour ee soir...
CLÉLIA.
Oui... une surprise que je voulais vous faire... mais attendu votre défiance, votre jalousie... votre indiscrétion... ce sera pour plus tard...
MARGUERITTE
Le pauvre garçon... et quand donc?..
CLÉLIA *.
Je n'en sais rien... mais surtout qu'on ne m'en parle pas.
tocs, insistant.
Ah! délia!..
JULIERS
Non! non... c'est convenu!., qu'on ne lui en parle pas!.. (On entend une sérénade en dehors.)
CLÉLIA.
Qu'est-ce que c'est?..
JULIERS
C'est une sérénade... là... sous le balcon de votre chambre à coucher...
CLÉLIA.
Comment, Monsieur!..
JULIERS
Ne vous fâchez pas... ce n'est pas moi... mais tous les jeunes gens de la ville qui viennent témoigner leur admiration à la cantatrice qui a chanté pour nos pauvres orphelins, par générosité !
CLÉLIA.
Non... [Serrant la main de Hoblein.) Mais par souvenir... par reconnaissance!.. Oui, ma bonne sœur!.. (Se tournant versJuliers.) Je vous préviens, Monsieur, qu'elle avant tout... elle d'abord!
* H. L. M. J. Cl.
C'est convenu !
CLÉLIA.
Je vous préviens aussi que je veux rester au théâtre...
JULIERS
Ça m'est égal...
CLÉLIA.
Que j'y chanterai tous les soirs!
JULIERS
Ça m'est égal... j'ai fini par aimer la musique!
CLÉLIA.
Je vous avertis enfin... que j'ai des défauts...
JULIERS
Je les connais et je les aime!
CLÉLIA.
Plus que vous ne croyez!
Tant mieux! j'aime les surprises...
CLÉLIA.
Sans compter mes caprices...
JULIERS
Tant mieux !. . j'ai de quoi les satisfaire !
clélia, avec impatience.
Ah! impossible de haïr cet homme-là !