LOUIS, PAR LA GRACE DE DIEU, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE
CnEF SOUVERAIN, GRAND-MAITRE ET ION DATEUR DE L'ORDRE MII.IT AIRE DE SaINT-LûITS, A TOUS CEUX QUI CES PRÉSENTES LETTRES VERRONT, SALUT.
Étant bien aise de donner au sieur François-Claude-Augutk de HONGRIE, marquis de Crouy-Chanel, ancien officier, dos marques de distinction, eu considération des services qu'il nous a rendus, nous avons cru que nous ne le pourrions faire d'une manière qui lui soit plus honorable qu'en l'admettant au nombre des chevaliers de l'ordre militaire de Saint-Louis, institué par l'édit du mois d'avril 1693, étant bien informé des services ci-dessus, et qu'il professe la religion catholique, apostolique et romaine.
A ces causes nous avons fait, constitué, ordonné et établi, faisons, constituons, ordonnons et établissons parces présentes, signées de notre main, LE SIEUR DE HONGRIE, MARQUIS DE CROUY-CHANEL, chevalier dudit ordre de Saint-Louis, pour, par lui, jouir dudit titre de chevalier, aux honneurs et prérogatives qui y sont attachés, avec faculté de tenir rang
(1) Qu'on veuille bien remarquer cette appellation, aïccif.* ornera. Il s'agit d'un homme âgé de -vingt-deux an», qoi n'a jamais été porté que sur les cadres de l'armée de Condé, mais qu'on a reconnu fusceptible de prendre rang de COLONEL dans l'arme d« l'infanterie.
parmi les autres chevaliers dudit ordre et de porter sur l'estomac une croix d'or émaillée, suspendue à un petit ruban couleur de feu, et sur laquelle il y aura l'image de saint Louis, à condition d'observer les statuts dudit ordre, sans y contrevenir directement ni indirectement, et de se rendreànotre cour, toutes et quantes fois que nous le lut ordonnerons pour notre service et pour le bien et utilité dudit ordre. Si donnons en mandements à tous les grand'eroix, commandeurs et chevaliers dudit ordre militaire de Suint-Louis de faire reconnaître le SIEUR DE HONGRIE, MARQUIS DE CROUY-CHANEL, chevalier dudit ordre, de tous ceux et ainsi qu'il appartiendra, après toutefois qu'il aura prêté le serment requis et accoutumé. En témoin de quoi, nous avons signé de notre main ces présentes, que nous avons fait contre-signer par notre ministre secrétaire d'État pour le département de la guerre.
Donné à Taris, le troisième jour de juillet, l'an de grâce mil huit cent seize.