‹ Les finances de guerre au XXme siècleChapitre 117 sur 133 · DIFFÉRENCES · texte numérisé non relu

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(1) L'Information du 9 octobre 1913.

Donc pour tous les pays engagés dans le conflit balkanique l'état de guerre a eu le .même effet: une diminution considérable des recettes publiques dans leur ensemble. En ce qui concerne, toutefois, les revenus donnés par ces pays en garantie de leurs emprunts extérieurs, c'est plutôt leur bonne tenue que les réductions qu'ils ont subies durant la guerre qui doit nous étonner. Les moins-values n'ont été, somme toute, que d'une légère importance pour les porteurs de fonds publics, les revenus donnés en gage ayant encore plus que suffi pendant les hostilités au service des emprunts. Et s'il en a été ainsi, l'on peut bien dire que c'est grâce à l'excellente organisation des administrations chargées de les percevoir.

III. — Les oscillations des cours des valeurs balkaniques durant les hostilités

La guerre des Balkans présente, avons-nous dit, de nombreuses particularités et c'est surtout ce qui la rend curieuse pour les économistes et les financiers. Parmi ces particularités, une des plus saisissantes certainement, c'est la bonne tenue des valeurs balkaniques — turques, bulgares, serbes et grecques — malgré, au fond, la précarité de la situation financière de ces divers pays et la gravité des questions extérieures que le conflit risquait de soulever en Europe.

En dehors, en effet, d'une légère panique en octobre 1912, au moment de la mobilisation monténégrine et de la déclaration de guerre à la Turquie, les fonds de tous les Etats engagés dans la lutte ont presque constamment conservé des cours normaux et les oscillations de ceux-ci ont "été, en somme, peu sensibles pendant toute la durée des hostilités. Il en a été ainsi même pour les fonds turcs, malgré cependant les sanglantes défaites infligées aux armées ottomanes et l'éventualité toujours plus proche d'un démembrement de la Turquie. Quant à la Bulgarie, ses fonds,

qui s'étaient bien comportés durant la première phase de la guerre, regagnant à peu près, en mars 1913, les cours cotés en mars 1912, eurent à nouveau à subir, au moment des difficultés avec la Serbie et la Grèce, une panique semblable à celle d'octobre 1912. Malgré le rétablissement de la paix, d'ailleurs, et la solution du conflit entre Alliés, les cours des valeurs bulgares restèrent encore pendant quelques mois sensiblement inférieurs à ce qu'ils étaient à la fin de la première guerre balkanique.

Voici, au surplus, le tableau des oscillations des cours des valeurs balkaniques en 1912 et 1913 :

Tableau

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