VIII. — Impôts levés sur le clergé
Cette classe, que l'on est volontiers porté à considérer comme privilégiée entre toutes clans l'Egypte ancienne, était la plus frappée. Les prêtres avaient à acquitter nombre de petites taxes de détail dont beaucoup sans doute sont encore inconnues.
Les rois, dieux suprêmes, s'étaient attribué des droits religieux de toute espèce. Il y avait une série de charges de prêtres qu'ils vendaient* ; nous avons des reçus, dç xifi-r^v iêtoxpo^Eioi», i£paT£ia;, TcpocpYjTciaç, « pour le prix de la charge de nourrisseur d'ibis, de prêtre, de prophète ». Les plus hautes charges cependant devaient leur échapper ; elles étaient le plus souvent héréditaires dans la famille du seigneur du nome. Outre le prix de sa charge, le prêtre, à son entrée en fonctions, doit payer le iù.icxiy.ov- , et, pour chaque grade nouveau, il semble y avoir une taxe nouvelle : ainsi les TacraO'^opo», 'à[jl[jicovo; payaient au moment de leur élection 8 drachmes 3 oboles d'argent pour le droit « d'avoir été élu », Oiièp tgu ctcxpiTuo'j^. Tous payaient cet impôt, aussi bien les prêtres inférieurs qui achetaient leur charge que le sei-