Hérod., II
3. Wilcken, Ost., I, iv, § 171. — B. G. U., 3oG (année 213 ap. J.-C), etc. Tous les documents sont d'époque romaine; mais ces taxes se rapportent à des rites trop anciens pour qu'on en puisse attribuer l'invention aux empereurs.
4. Wilcken, Ost., I, iv, § 146. — B. G. U., 199, 13; 292, 1; 337, 3.
-114 LES FINANCES DE l'e'oYPTE
OÙ le culte n'était pas public, ceux en un mot qui occupaient le naos et le pourtour du naos n'y étaient pas soumis; mais la première cour des temples, partie accessible à tous, était pleine de petits autels oii des particuliers pouvaient venir faire leurs dévotions; il y avait aussi des autels aux carrefours, il y en avait sur les places. Ce sont ces autels et ces petites chapelles qui payaient le
Enfin, si l'on admet l'hypothèse de Wilcken^ la caisse des temples devait être lourdement grevée par le OtO)pixdv : ce serait une taxe établie pour subvenir aux fêtes et panégyries annuelles, payée aux deux tiers par les prêtres et pour le reste par la population égyptienne.
Mais les pertes les plus graves qu'eurent à subir les trésors des temples sous les Lagides sont de tout autre espèce. Au lieu de lever directement des impôts sur eux, les Ptolémées usurpèrent souvent leurs droits et se substituèrent à eux pour la perception de certains impôts. Les rois grecs avaient hérité des Pharaons une situation religieuse très particulière. Le roi est le fils du dieu; après sa mort, il devient dieu lui-même, et, de son vivant déjà, il participe à la divinité de son père céleste. Les rois grecs profitèrent largement de cette situation ; ils furent les dieux principaux, et, sous ce prétexte, attirèrent à eux le plus qu'ils purent des revenus sacrés. Ceux-ci