SODS LES LAC.IDES. ^S
scntcc par deux grands officiers, le diéccte et l'éclogiste, et par une foule d'employés inférieurs, caissiers, trésoriers, scribes, etc. Au-dessus de tous s'étend l'autorité du diécète, presque aussi puissant que le roi, qui lui a délégué toute son autorité sur les questions financières.
Le diécète dirige les finances de l'Egypte et de l'empire par des fonctionnaires locaux. La question de savoir s'il existait des intermédiaires entre le diécète et les officiers supérieurs du nome a été très discutée; dans l'étonnement que causait la multiplicité dos occupations du diécète et la minutie avec laquelle il entre dans le détail de chaque affaire, on avait cru devoir répartir ces occupations entre plusieurs diécètes locaux qui agissaient dans leurs provinces au nom du diécète central. Je crois qu'il est impossible maintenant de conserver cette opinion. Au reste, nous reprendrons cette question dans l'Appendice l, où sera discutée la hiérarchie des fonctionnaires ptolémaïques ^ .
Juste au-dessous du diécète, on trouve dans chaque nome une triple organisation d'administrateurs, de fonctionnaires exclusivement financiers et de contrôleurs. Ces trois organisations sont nettement séparées et indépendantes les unes des autres. Les administrateurs ont, d'une part, l'administration du nome, ou plus exactement du domaine royal du nome; d'autre part, ils touchent