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sous LES LAGIDES. ^93
s'occuper de son administration, cette tâche étant remplie, ainsi que nous l'avons vu, par les nomar([ucs, toparques et cômarques, indépendants comme administrateurs, mais soumis à lui jKjur toutes les questions financières. Malheureusement, toute cette part de son rôle nous est peu connue au uf siècle. C'est d'autant plus regrettai )le (jue ce rôle devait différer essentiellement de celui qu'il jouera au siècle suivant; à cette épo([ue, nous verrons l'économe prendre tout à fait la place des nomarques et devenir administrateur. Au m'' siècle, il ne peut en avoir été ainsi ; il devait se tenir strictement à un rôle financier, contrôler les rentrées de blé et de grain, veiller au paiement intégral des arriérés et surveiller les dépenses; l'absence de documents nous empêche de préciser davantage ses fonctions.
Les impôts en argent.
Au-dessous de l'économe, l'organisation financière bifurque immédiatement. D'une part, le fermier et le trapézite s'occupent de percevoir et de garder les recettes en monnaie, de l'autre, les administrateurs du domaine royal et les sitologues se chargent de la même besogne pour les revenus en nature.
Nous avons déjà vu ce qu'était le fermier et comment il se chargeait de percevoir les impôts. On voit qu'il rentrait très logiquement dans le
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cadre de l'administration égyptienne, et, si je l'ai tiré de cette place logique pour le mettre en tête de cet exposé, c'est surtout à cause de l'importance de son rôle dans le système financier. Du reste, il faut ajouter que, hiérarchiquement, le fermier d'impôts est absolument hors cadre; les anciens ne l'ont jamais considéré comme un officier royal, et, du reste, par bien des côtés il était inassimilable; pour les employés financiers, il est toujours resté un intrus, soumis à une réglementation spéciale. Le fermier percevait les impôts, mais il ne les gardait pas; il devait rapporter tout ce qu'il percevait, soit directement, soit par ses agents, le jour même à l'économe. Celui-ci, à son tour, transmettait les sommes au banquier royal, [^a<7',Xr/oç TpaTTstir/jÇ^.
Le banquier, 6 [iJa'7iX'//.oç TpairE^trrjÇ.
Le banquier- était aussi un peu fonctionnaire hors cadre; il n'était pas nommé directement par le diécète ou l'économe ; il achetait sa charge, probablement aux enchères, comme le fermier^. Il semble seulement que les banquiers achetaient leur charge pour plusieurs années. Il y a tel banquier dont le nom figure treize années de suite sur les quittances*; mais rien ne prouve (ju'il