On trouve également yr^ et xô)[xat
que les papvi"iis appellent tyjv àXX-fjV ^(ri^i ~rt'/ iv iffi'jti. Cette catég'orie devait comprendre la "(ri èv owp^a et la "(fi ^"^ c'JVTaçct. La lerre âv auviâ^s». semble se composer de communes dont les revenus levés selon les méthodes ordinaires sont donnés ensuite aux bénéficiaires; la première au contraire est formée de villages que le roi cède complètement, laissant au bénéficiaire le soin de les administrer lui-même.
Une inscription deTelmessos* nous permet de nous figurer à peu près ce qu'était un village de ce genre; le roi faisait véritablement don, Bwpéa, de tous ses droits sur lui. La "(f, âv cwpéa constituait un vrai fief; peut-être même élait-elle héréditaire. Le personnage qui en jouissait faisait paver à son profit tous les loyers de la terre, dirigeait les monopoles pour son compte, levait les impôts, taxes foncières, à-o;j.oTpa, etc.; il pouvait à son gré alléger les impôts^ et sans doute aussi les augmenter. Il devait avoir lui-même des droits h payer^, mais nous sommes très mai renseignés à cet égard. Les terres de ce genre devaient être fort nombreuses en Egv[)te, puis([ue le Papyrus des Revenus en fait plusieurs fois 1 objet d'une mention spéciale. Comme nous ne voyons nulle part que les deux premiers Plolémées aient accordé beaucoup de terres ;i leurs courtisans (ce qui semble, au contraire, tout à fait opposé à ce que nous savons de leur politique), il faut, semble-t-il, comprendre dans la 7fj èv owpéx les
1. lier. Pnp., Introd., g 12, |>. lii-liv. MalialFy démontre que Telinessos ne peut avoir été qu'une terre èv otops'a.
1. L"ins(ri|ilii)n de Telinessos en est la preuve; c'est précisément le panégyri<iue du seigneur du lieu qui a fait remise de presque tous les impôts aux liabitants ruinés par la guerre.