Tebt. Pap., 89, 12; 159; i8G
4. Tebt. Pap., 128. Plainte du cômarque au cômogrammate : une attaque de brigands la retardé dans l'exercice de la ■jrpa/.TÔpeta, perception des arriérés d'impôts.
5. Tebt. Pap., 13, 5; 40, 17; 43, 8; 48, 4; 50, 21; 120; 128; 214.
2^4 LES FINANCES DE L KfiYPTE
tion par une sorte de conseil municipal, les anciens du village, ol -^psaSuTÉpoi T/jç x(.o[ji.7]ç, qui l'accompagnaient dans ses inspections, l'aidaient dans les questions d'impôts, enfin, devaient représenter le village et les intérêts des paysans dans les (juestions d'ensemencement par exemple, tandis que le cômarque et le cômogrammate représentaient les intérêts du fisc.
3° Le contrôle.
Impôts en argent, impôts en nature, tout cela est enregistré et contrôlé par le corps des scribes ; ceux-ci ne sont plus, du reste, les seuls contrôleurs : on leur a adjoint un corps d'inspecteurs.
Le scribe royal, 6 ^aaiXtxoç ypafxfxaT^'jç.
Le basilicogrammate, qui est sous la dépendance directe de l'intendant des revenus (6 iid Tcov irpoaoSwv), est l'un des plus gros officiers du nome. Il dirige tout le corps des scribes régionaux et locaux. Il réunit dans ses mains les innombrables rapports sur l'état des récoltes, les lots des clérouques, les fermes, les banques, les arriérés d'impôts, et il les classe. A ce classement sans doute s'arrête son travail, et c'étaient les officiers supérieurs du nome et de la province et ensuite le diécète qui utilisaient tous ces documents.
Le scribe royal s'occupe d'abord des impôts perçus en monnaie, surveille, de concert avec
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l'ot/.ovo[i.oç (àp^uptxwv sans doute), peut-être la location, et en tous cas la sous-location des fermes'. Il devait recevoir de ses subordonnés (malheureusement les documents précis manquent à ce sujet) des rapports sur les fermes locales, le rendement des monopoles, les fraudes surprises, les confiscations, les amendes, le produit des ventes, etc.
Mais la partie la plus absorbante de son ouvrage semble avoir été le cadastre. Il a des employés spéciaux, ol uapà toO {î>aaiXiy.oO Ypau-ULaxicoç, « les agents du basilicogrammate », qui doivent faire les relevés cadastraux, la YîwucToia-. Il tient registre de la terre du nome, royale ou £v ioiczi, avec l'indication des possesseurs et du genre de culture. Il enregistre spécialement le nombre d'aroures de vignes et de vergers, en mettant de côté la terre sacrée-^; il fournit ce registre aux i'ermiers de Volvr^pi dans les dix jours qui suivent la vente aux enchères, et pour chaque inexactitude il doit payer 6,000 dr. d'argent (1 talent), et deux fois le dommage fait par lui à la ferme*. Il inscrit aussi exactement la terre royale qui passe dans la catégorie de la terre clérouchique : il note l'étendue du xAr,poç, le nom du clérouque et de son régiment, son signalement et la description de sa famille, ainsi que le lui annonce l'officier