Tcbt. Pap., 28, 9, noie
sous LES LAOIDES. 21')
faisait un ra|)port général sur les revenus de l'année, YcvtTuo^ ' . Ces rapports allaient au scribe royal et de là au diécète.
Nous venons de voir une quantité d'administrateurs et de surveillants, toparques et cômarques, topogram mates et côinogrammates , qui tous avaient plus ou moins affaire dans la perception de l'impôt en nature ; mais nous n'avons pas vu nettement qui percevait cet impôt. Je crois que la solution du problème nous est donnée par les Papyrus de Tebtynis qui nous parlent des « citgAo- YOÎ>vT£ç ~h 'at: oiÙTr^'j (ttjV xtouLTjV) èpYacjTTjptov- ». Les paysans portaient le montant de l'impôt directement aux sitologues, qui le mesuraient^, puis leur en donnaient quittance, et inscrivaient les rentrées au fur et à mesure qu'elles se faisaient : le cômarque et le cômogrammate contresignaient le registre des sitologues. Il n'y avait donc pas pour les impôts en nature d'intermédiaire entre le contribuable et le receveur, comme était le fermier pour les impôts en argent; il est probable que la perception en nature se faisait déjà de même au uf siècle, mais nous n'en avons pas de preuve.