INSTRUCTION PUBLIQUE
Nous ne pouvons parler ici de Tinstruction en général, mais seulement de rinstruction publique. Le nombre des écoles libres ou privées et celui de leurs élèves sont connus, mais aucune loi n'a jusqu'à présent reconnu à Tautorité le droit de se mêler de leur situation financière et de relever le montant de leurs revenus.
Les dépenses publiées ne comprennent donc que celles de l'État, des départements et des communes (2).
En 1877 l'État dépensa pour l'instruction et les sciences 48.05
Les départements fournirent pour le même objet 2.94
Les communes donnèrent :
En dépenses ordinaires .' 86.59
Et en dépenses extraordinaires 22.3!)
108.98 108.98 j^ joutons, pour l'enseignement des beaux* arts 8. 74
Total 107.71
Cette somme ne représente pas, nous l'avons déjà fait pressentir, la totalité des dépenses du peuple français pour rinstruction publique. La matière est assez importante pour que nous entrions dans quel-
(1) Les fabriques sont des caisses officiellement reconnues. Mais en matière religieuse comme en matière de bienfaisance, bien des sommes se dépensent dont on ne dresse pas compte. On a fait une enquête sur la fortune remise ou confiée à l'Église ou aux couvents, et nous en avons communiqué les chiffres officiels en traitant de la taxe de la main-morte (p. 191). Les résultats de cette enquête ont été 4ii versement appréciés.
(2) Au compte définitif de 1877 figurent encore les sommes payées par les parti- -culiers pour la taxe scolaire, qui a été abolie par la loi du 16 Juin 1881 ; les dépenses de TÊtat pour l'instruction primaire ont considérablement augmenté depuis lors.
ques détails sur ce sujet en empruntant aux publications du ministère
compétent les chiffres suivants :
a. Enseignement supérieur, — Les dépenses des facultés et des écoles qui leur sont assimilées montaient aux années ci-après :
F.c„ué. ae théologie [ -l^S;:::.:::;:;:::::::;: 'S:â: 'is
— de droit 1 .634.000 1 .005.626
— de médecine 1 .821 .500 834.500
— des sciences 1 .667. 100 884.900
— des lettres 1 .075.100 630.59S
Écoles supérieures do pharmacie 4l9. 150 200.400
Dépenses communes aux diverses facultés 2 . 383 . 480 2 1 3 . 700
Ensemble 9.245.330. 3.935.521
Ces chiffres doivent être un peu modifiés pour représenter la situation actuelle. En effet, les droits d'inscription ont été supprimés en 4878, ce qui diminue les recettes de 1,103,660 francs; d'autre pari, il y a lieu d'ajouter aux dépenses les frais du Collège de France (445,000 francs), du Muséum d'histoire naturelle (785,G00 francs), de l'Ecole normale supérieure (375,000 francs), de l'Ecole des chartes (57,000 francs), de l'Ecole d'Athènes et de Rome (127,000 francs), de l'enseignement des langues orientales vivantes (162,0($0 francs), de l'Ecole des hautes études (300,000 francs), et de quelques autres établissements.
b. Enseignement secondaire. — Il comprend les lycées, qui correspondent aux gymnases allemands, les collèges qu'on pourrait com* parer aux progymnases, et divers autres établissements.
Les chiffres suivants sont ceux de l'année 1876 :
Los lycées avaient un revenu toUl de 24.60
auxquels l'Etat contribuait directement pour 3.91 millions, et sous la forme do bourses pour 1,01 millions; les département», les communes et les fondations pour 646,000 fr. par dos bourses, et 233,000 fr. par des subventions. Les revenus propres aux lycées sont insignifiants ; le surplus de la somme provient des rétributions scolaires.
Les collèges sont des établissements communaux, tandis que les lycées appartiennent à TEtat ; leurs recettes toUles s'élevaient à 14 . 15
dont TEut ne fournit guère que 1/2 million, les communes 3 millions 1/2; le reste provient aussi des taxes scolaires.
La dépense des autres établissements, privés en majeure partie, peut être évaluée à 37.17
Ensemble 7S.02
Le document ofQciel décompose ainsi cette somme :
T)cpenses de TEtat 5.57
Contributions des départements. 0.47
Charges communales ; 4.28
Rétributions scolaires, etc 65.60
Ensemble 75.92
Les frais d*administration générale pour les inspecteurs généraux, etc., ne sont pas compris dans ce chiffre.
c. Enseignement primaire, — Nous ne disposons, pour renseignement primaire aussi, que des chiffres de 1876, les comptes de i877 ne sont pas encore terminés, quoiqu'on ait déjà publié la statistique des écoles, des instituteurs et des élèves pour cette dernière année. Nous ne parlons ici que des écoles publiques, et c*est à elles que se rapportent nos chiffres.
]. Hevenus scolaires communaux.
Legs 0.95
Prêlèyements sur les recettes ordinaires (générales) des communes. 15.5? \
Produit des trois centimes additionnels spéciaux (pour l'instruc- i
tion primaire) 10.14 > 30.99
Quatrième centime additionnel (loi du 19 JuiUet 1875) 0.89 l
Centimes extraordinaires 4.44 /
Rétributions scolaires, etc 18.86
ToUl 50.80