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VOIES DE COMMUNICATION

Le développement de ces voies, les grands travaux qu'exige leur

(1) Le ministère du commerce est actuellement séparé du ministère de l'agricalture ; il faudrait donc compter la totalité des Trais généraux.

construction, rentrent sans doute dans la mission de TÉtat, en raison même du temps et de Targent qu'il faut y employer et de la durée qu'elles doivent avoir. Aussi est-ce volontiers pour ces créations que l'État se croit autorisé à contracter des emprunts à long terme. Les générations futures, qui souvent en profiteront plus que la génération contemporaine, sont justement appelées à contribuer à la dépense.

Toutes les fois que le commerce, l'industrie et l'agriculture sont en souffrance pour une cause quelconque, Ton entend toujours proposer pour remède: l"" Taméfioration de l'instruction; ^ l'établissement du crédit ; 3* la construction de nouvelles voies de communication; et c'est, en effet, surtout au développement de celles-ci que la France travaille aujourd'hui avec une fiévreuse activité, et dans des proportions inouïes jusqu'ici. ^

Les chiffres du compte définitif de 1877, que nous allons reproduire, sans être les plus récents, ni les plus élevés, sont cependant déjà assez éloquents.

Les crédits ouverts au ministère des travaux publics se divisent, nous l'avons vu, en crédits ordinaires, crédits spéciaux et crédits extraordinaires. Les deux premières sections font partie du budget ordinaire et sont ainsi couvertes par le produit des impôts ; la troisième, au contraire, est alimentée par des ressources extraordinaires, par l'emprunt. Nous réunissons cependant ci-après les chiffres relatifs aux trois sortes de fonds, et il est à noter que les chiffres ci-après ne renferment encore que 16 millions de crédits extraordinaires pour les chemins de fer; c'est que la loi qui inaugure les travaux du « plan Freycinet » ne date que de 1878.

Nous résumons donc ainsi qu'il suit les chiffres du compte définitif de 1877 :

Frais généraux du ministère, personnel dos ingénieurs, etc 9.07

Route, nationale, et dép^nemonUle. } '''r''' H^'^^^^i^-;:, %%

enses de l'Etat 6 . 92 231 . 39

des départements 62.59

des communes 104.51

Chemins de fer (non compris 39,18 millions qui figurent parmi les dettes). . 97.34 Canaui 63.26

Total proYisoire •••» 401 .06

Cette somme est provisoire ou plutôt incomplète, en ce que beaucoup de départements et de communes ont cpntracté des emprunts dans l'intérêt de leurs travaux publics, et qu'il est difficile de savoir quelles portions de ces sommes ont pu être dépensées en 1877. On

Chemins Ticinaux

peut révaluer à un minimum de 19 à 20 millions, ce qui porterait ce total à 420 millions, chiffre qui est peut*être encore au-dessous de la vérité et qui, au surplus, ne comprend pas les lignes nouvelles construites par les Compagnies privées.

Le rapport de la commission ^u budget de 1882 présente le résumé comparatif suivant des dépenses moyennes annuelles pour les trois périodes ci-après :

1853-57. 1663-67. 187S-Si.

Construction et rectification de routes nationales 4.51 8.23 7.00

Amélioration des fleuves 3.21 9.68 80.00

— des canaux de navigation 2.00 4.20 50.00

~ des ports de mer 6.65 13.54 50.00

Travaux d'irrigation (1) « 3.29 8.01

Chemins de Ter (entreprises de TEtat et subventions). 48.87 23.18 288.18

Ensemble 65.24 62.12 433.19

Ge sont là exclusivement des dépenses de TÉtat, auxquelles il y aurait encore à ajouter les frais généraux du ministère, le traitement des ingénieurs de TÉtat et quelques autres.

Quant aux dépenses des chemins vicinaux, les départements y ont contribué pour 84 millions, et les communes pour une somme au moins égale à celle des 104 millions indiqués pour 1877, ce qui donnerait par conséquent pour le chiffre moyen des dépenses des travaux publics de 1878 à 1882, 433 + 84 -f 104 = 621 millions par an, toujours non compris les entreprises particulières.

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