Dépt'nses d'ac(}uisition
— pour travaux . , 7,620,163 68
Total. . . 23,742,740' 16 du({uel il faut déduire 11 millions de francs pour revente de terrains, ce qui laisse une dépense de 12,750,000 fr.
Aincixa. OPiRATIOlV. D^ENSB.
Report 26,649,273^46
1868. Square Monge ou de rÉcole polytechnique. . . . 182,072 »
— Avenue du Bois-de-Boulogne 647,991 »
1870-1878. Square des Ménages 10,000 »
De 1872 k 1875 :
Square Parmentier i3o,646 »
Jardin du Trocadéro 8,228,240 »
Square de la mairie du XII^ arrondissement 18,000 »
— Trudaine. 43, 940 »
— Saint-Pierre 26,600 »
— de la Chapelle (symétrique de celui de 1860) . . 18,000 »
— Violet 20,000 »
De 1876 k 1896, la Ville a consacré aux travaux de premier établissement . 3, 626,6 11 67
Ce qui forme une dépense totale de 34)66o, 174^08
comme frais de premier établissement des parcs, jardins et squares depuis 181 9, en tenant compte des reventes de terrains.
La principale dépense récente a été la translation du Fleuriste de La Muette au Fonds des Princes, qui a coûté 2j[\2Cfji55 fr. 67 c. Ensuite vient la création d'un jardin sur la Butte Montmartre qui a déjà absorbé 33o,45o fr. Enfin, on a créé quelques petits squares : square de Vaugirard, des Ëpinettes, de la Butte aux Cailles, etc.
Les dépenses de premier établissement des plantations d'alignement ont été relevées partiellement de 1820 à 1879. A partir de cette époque, il nous a été impossible de dégager dans les comptes la part des travaux neufs proprement dits. Mais le relevé est trop incomplet et imprécis pour que nous le donnions ici.
S'il n'y avait presque aucune voie plantée dans l'enceinte de l'ancien Paris au commencement du siècle, les routes nationales et leurs annexes sur le territoire des communes incorporées à la capitale en 1860 étaient plantées. Dans un mémoire d'Aristide Jouault, publié en i855, on trouve l'âge d'un certain nombre des plantations de Paris. Aux Champs-Elysées, quelques arbres dataient de 1670 et môme de 1616; l'avenue
6l8 LES BUDGETS DE PARIS.
de Saint-Mandé avait été plantée en 171 6, les boulevards extérieurs en 1760, la Place Royale en 1788, le boulevard Bourdon en 1806,. le quai Jeminapes en 1826.
Avant la guerre de 1870, il existait 1 02,1 54 arbres dans l'enceinte comme plantations d'alignement; après les deux sièges, il n'y en avait plus que 87,602. Cette quantité s'est encore abaissée depuis, et il n'y a plus actuellement que 86,o4o arbres.
La valeur de ces arbres est estimée en moyenne à 182 fr.; les plantations d'alignement représentent donc environ une somme de 11,367,000 fn
Un arbre tout installé, en bordure de la voie publique, avec sa fosse de terre végétale, ses drains, la plaque de protection de cette terre, etc., revient, comme mise en place à 276 fr., dépense indépendante de la valeur de l'arbre planté.
La valeur des arbres, arbustes et collections de plantes des promenades (Bois de^Boulogne et Fleuriste, Bois de Vincennes et promenades intérieures) est de 46 millions de francs.
La valeur des grilles, édicules, canalisations et ouvrages divers est estimée, pour les promenades, à 49 millions de francs.
La dépense de premier établissement étant ainsi établie, examinons les dépenses d'entretien, telles qu'elles sont énumérées au projet de budget de 1900.
i'* Section. — Personnel du service des promenades et plantations.
1° Traitements et frais des gardes des bois de Boulogne et
de Vincennes et des promenades intérieures 282,460 fr.
2° Indemnités pour heures supplémentaires aux gardes-sui^
veillants des promenades publiques 8,600
3*^ Traitement du conservateur du musée d'histoire naturelle
installé provisoirement au marché désaffecté d'Auteuil. 3, 000
Total de la i" section . . . 294)OGo fr.
La dépense de cette section était, en 1878, de. . . 827,427^65
— — — 1888, de. . . 248,169 33
— — — 1898, de. . . 270,757 61
2* Section. — Matériel et travaux <f entretien des promenades et plantations,
4° Habillement, équipement et fournitures diverses pour le service des gardes -surveillants des promenades
publiques 47»4oo fr.
5° Entretien des promenades publiques, bois, parcs et
squares compris dans le secteur est 589,200
6° Entretien des promenades publiques, bois, parcs et
squares compris dans le secteur ouest 923»5oo
7<* Entretien des ouvrages d'architecture situés dans les
promenades publiques (bois, parcs et squares). . . 179,800 8° Réparation des dégâts occasionnés par Tenlèvement et le transport de la glace des lacs des bois de Boulogne et de Vincennes 10,000
9° Entretien des plantations des préaux et de la canalisation d'eau des écoles communales et des collèges
Rollin et Chaptal 5i,ooo
10° Entretien de plantation et de jardins dépendant d'établissements municipaux ou départementaux et non
compris dans les promenades publiques 14*200
11° Fontaines monumentales, statues, colonnes et autres monuments sur la voie publique ; monument élevé
aux sources de la Seine 57,600
1 2° Dépenses des pépinières et serres du service des plantations 898,700
i3** École municipale et départementale d'arboriculture de
Saint-Mandé 22,180
i4** Musée municipal de l'industrie du bois k Saint-Mandé. 6,700
i5° Entretien des urinoirs. — Promenades 4» 000
16® Redevance à l'État pour suppression du droit de chasse. 5, 000
Total de la 2* section . . . 2,808,680 fr.
La dépense de cette section a été, en 1878, de. . 1,686, 85 1^84
— — — 1888, de. . 2,069,280 4i
— — — 1898, de. . 2,808,680 »
Ces chiffres représentent les dépenses de matériel seulement.
Pour obtenir le chiffre total des dépenses relatives aux promenades et plantations, il y a lieu d'ajouter au montant des crédits inscrits au chapitre XVI, 2* section, ci. 2,808,680
I** Les dépenses du personnel du service des promenades
et plantations (chap. Xll, art. 1"), évaluation. . . . 284,626
A reporter 2,688,806 fr.
Bepori, 2,538,3o5 fr.
2^^ Les indemnités et gratifications au personnel du même
service (chap. XII, art. 2) 19,000
3® Les frais de déplacement du personnel (chap. IV, art. i3-
24°) environ 7*700
4° Les imprimés et frais de bureau du service des ingénieurs (chap. XII, art. 3) environ ia,ooo
5° Les traitements des gardes des bois de Boulogne et de Vincennes et des promenades intérieures (chap. XVI, art. I") 282,460
rr AA (Personnel. . 543,785 fr. j
Total se décomposantjj^^^.^^, 2,3i5,68o j ^'859,460 fr.
L'énuméralion des divers articles dispense de longues explications. La redevance inscrite à l'article 16 pour suppression du droit de chasse a trait aux bois de Verrières et à la forêt de Meudon, considérés par le Conseil municipal comme lieux de promenade des Parisiens.
La 3* section enregistre les dépenses d'entretien et de grosses réparations des plantations d'alignement et des urinoirs de la voie publique hors des parcs, jardins et squares. Elle ne comporte que les trois articles suivants :
Art. 17. — Entretien des plantations d'alignement sur les
voies publiques 38o,ooo fr.
Art. 18. — Grosses réparations d'alignement sur les voies
publiques 4o,ooo
Art. 19. — Entretien des urinoirs sur les voies publiques. . 3o,ooo
L'entretien des plantations se divise en un crédit de 222,000 fr. pour le salaire des cantonniers et ouvriers, et en un crédit de 1 58,000 fr. pour dépenses de matériel et de travaux.
Éclairage de la voie publique. — La 4* section comprend tous les crédits nécessaires à l'éclairage des voies publiques et des promenades, ainsi que ceux d'éclairage des édifices municipaux. Avant d'énumérer les crédits d'entretien, nous examinerons successivement quelle a été la progression du nombre de lanternes d'éclairage public à Paris, quelle dé-^
pense leur installation a occasionnée et quelle est la valeur approximative du matériel municipal d'éclairage.
Jusqu'en iSBg, la Préfecture de police eut ce service dans ses attributions.
Ce n'est qu'en 1829 que les premiers appareils à gaz, installés rue de la Paix et place Vendôme, commencèrent à fonctionner. En i83o, il n'y avait encore que 45 becs de gaz, et l'éclairage des rues était assuré par 12,195 becs à huilée En 1875 il ne restait que 36 1 lanternes à l'huile contre 35,56 1 becs à gaz. En 1878 apparaissent les premières dépenses de lumière électrique, qui ont augmenté considérablement surtout depuis
En 1877, il y ^^^^^ 37,064 becs à gaz, 36 1 becs à huile et 89 becs à pétrole. En 1882, il n'y avait encore que 28 foyers électriques; en 1887, il n'y en avait que 63; mais en 1896, sur 57,159 foyers d'éclairage, la Ville possédait : 56,243 becs à gaz, 266 becs à huile minérale ou végétale, et 65o foyers électriques.
Actuellement, il y a en service sur les voies publiques : 55,o3i appareils à gaz, 24i lampes ou becs à huile, et i,363 foyers électriques. La dépense de premier établissement des appareils d'éclairage ressort, d'après les comptes, à environ 16 millions de francs, ainsi répartis :
De 1818 k 1828 le matériel k coûté. .... 49,791 fr.
Au TOTAL . . . . . 1 5, 165,242 fr.
La valeur du matériel (candélabres, lanternes, consoles, etc.) est évaluée par les ingénieurs à l'heure actuelle :
Pour les appareils k l'huile et au gaz k 7,854,621 fr.
— d'éclairage électrique k . . . 483, 000
Soit ensemble 8,337,621 fr.
I. Ce fut surtout à partir de 1887 que le gaz fut substitue à l'huile pour réclairage de» rues.
6ââ
Le tableau suivant donne la progression de la plus importante des dépenses d'éclairage depuis 1878; celle faite pour la fourniture du gaz, de l'huile ou de l'électricité et pour l'allumage, l'extinction et l'entretien des lanternes ou foyers de la voie publique.
ANNÉES
OAZ.