‹ Les finances de la ville de Paris de 1798 à 1900Chapitre 191 sur 212 · I. Dont une garnison de 2a,3ao hommos · texte numérisé non relu

I. Dont une garnison de 2a,3ao hommos

La dette de la ville en circnlationy calculée d'après la valeur nominale des titres et non d'après la somme à rembourser en principal et intérêts, s'élevait, au i"juillet 1898, à 79,502,760 p.

Le semce de la dette figure au budget de 1898-1899 pour une somme de 4,960,601 p., dont 3,o3 1,621 p. 25 c. pour les intérêts. Le taux moyen d'intérêt est de 3.8 1 p. 100. A côlé de la dette constituée, il existe une dette flottante assez importante.

Voici le tableau des sommes prévues aux dix chapitres de recettes du projet de budget de 1898-1899 :

Propios (produit du patrimoine de la ville) P. 2,'^-6o 3o

Montes 1 0,503 »

Impuestos (taxes municipales) 2,787,341 28

Beneficeucia (produit dos établissements de bienfaisance) 87,505 76

Instruccion publica (enseicjnement) »

(^orrecciôn publica (recettes du service pénitentiaire) . 254 5()

Extraordinarios (recettes extraordinaires) 148,698 08

Résultas. 5o,ooo »

Recursos légales para cubrir el déficit (ressources pour

couvrir le déficit) 26,988,178 »

Reintegros (recouvrements divers) 181,984 96

Total P. 80,257,678 43

L'observation que nous venons de présenter à propos des sources du revenu de Barcelone s'applique également à la façon dont sont établies les recettes du budget municipal de Madrid.

Le tableau suivant résume les dépenses inscrites au budget de 1898- 1899:

Gastos del Ayuntamiento (dépenses d'administration) . P. 1,209,818 »

Policia de Seguridad (police de sûreté) 1,577,846 75

Policia urbana y rural (police urbaine et rurale) . . . 2,807,070 17

Instruccion publica (enseignement) 1,160,875 65

Beneficeucia (assistance publique) 1,019,228 80

Obras publicas (travaux publics) 2,566,098 88

Correccion publicas (services pénitentiaires) 848,000 »

A reporter P. 10,687,982 70

Report p. 10,687,982 75

Montes » »

Cargos (charges financières) i8,6/|5,2g3 7^

Obras de nueva construcciôn (dépenses de travaux

neufs) 781,408 88

Imprevistos (dépenses imprévues) i43,o38 oG

Total P. 80,257,673 43

Le budget de Madrid et celui de Barcelone sont établis d'après les mêmes règles, comme on le voit par les résumés qui précèdent.

Dans les dépenses de la police de sûreté Ggure une sonmie de 523,466 p. 76 c. pour le service d'incendie. Dans la police urbaine et rurale Ggurent les charges d'éclairage, de balayage, des promenades, des halles, marchés et cimetières, du laboratoire municipal de chimie et de la police sanitaire.

Les dépenses générales de l'Assistance publique s'élèvent à 991,228 p. 80 c, plus 28,000 p. prévues pour secours divei-s et secours de route aux pauvres voyageurs.

Les principales dépenses du service des travaux publics ont été, pour la voie publique, 1,887,824 p. 63 c. et, pour le service des égouts, 442,433 p. 76 c.

En résumé, les charges principales du budget de 1898-1899,

d'après le classement que nous avons adopté pour les autres

villes, ont été les suivantes :

Service de la dette (dette fondée et dette flottante) . . P 5,6g7,938 4^

Voie publique 1,887,824 68

Égouts 442,433 73

Assistance publique 1,019,228 80

Enseignement 1,160,875 65

Police i,o53,88o »

Service d'incendie *. . . 628,466 76

Amsterdam. — La capitale des Pays-Bas^ est bâtie au fond du golfe de l'Y et à l'embouchure de l'Amstel. La ville a la forme d'un demi-cercle dont l'arc borde le canal de la mer du Nord et dont la courbe regarde la terre ferme. L'Amstel

ESSAI DE STATISTIQUE COMPAïlATIVE. 777

s'y divise en quatre grands canaux concentriques et parallèles qui parlayent la ville en un grand nombre d'îlots, reliés entre eux par 290 ponts; cette physionomie particulière lui a valu le nom de Venise du Nord.

Amsterdam est un port de commerce de premier ordre; mais le mouvement de la navigation n'a pas conservé l'importance exceptionnelle d'autrefois. L'industrie y est assez développée; en dehors de ses célèbres fabriques de toiles de lin, elle possède des manufactures d'étoffes de soie et de coton, des filatures, des manufactures de tabac et d'importants chantiers de construction pour la marine de commerce.

(^ette ville, qui est encore, avec Londres, l'une des deux places principales du commerce des pierres précieuses, a possédé longtemps le monopole de la taille des diamants. Les affaires de banque traitées à Amsterdam sont toujours considérables.

La grande métropole des Pays-Bas n'est plus, depuis 181^, la capitale politique de la Hollande, carie gouvernement siège à la Haye; mais elle a gardé son Université et reste le siège de l'académie royale, de l'académie des beaux-arts et de l'académie des sciences. L'instruction et le mouvement intellectuel demeurent de tout premier ordre.

La ville est administrée par un Collège communal composé de 36 membres et de 12 échevins, ayant à sa tête un bourgmestre.

La superficie de la ville et sa population, de 1878 à 1898, sont indiquées dans le tableau suivant ;

Superficie. ...'... 2,48i**'54* 3,20i»»*82'8(/ 4,597*'' i7*68« Population au i«' janvier. 802,266 hab. 3()o,oiG hal). 5o3,3i9 hab.

Le total des recettes normales ou ordinaires a été, en 1878, 1888 et 1898, de :

1878. . .FI. 5,609,913 63 ou, au change de 2^10, 11,780,829 fr. 1888. . . " 8,720,950 73 — — 1 8,3 1 3,997

Les recettes ordinaires ont alimenté les charges normales et permanentes et les fonds d'emprunt les dépenses extraordinaires.

Le tableau suivant montre la progression des dépenses pendant la même période.

Dépenses ordinaires. FI. 5,607,898 Ga 8,6oo,535 60 13,269,940 53 Dépenses extraordinaires 7,530,922 48 0,670,988 O9 17,008,826 54

Total. . . Fi. i3, 14^)821 10 16,171,624 29 30,928,772 07 ou Fr. 27,004,124 3i 3i,80o,2oi » 04,960,431 34

Le montant de la dette municipale de la ville d'Amsterdam était, au i" janvier 1899, de 94,909,803 fl. ou i9S,4i5,58o fr.

La plupart des sommes empruntées l'ont été de 186 1 à 1898; en 1896, un emprunt de 12,000,000 (1. a été contracté pour le service des eaux, et en 1898 un emprunt de 17,200,000 (1. a été consacré à la municipalisation des usinés à gaz.

La charge de la dette sur le budget a été en 1878 de 1,749,868.97 fl., en 1888 de 2,144,527.72 fl. et en 1898 de 3,612,595.97 fl., dont pour l'amortissement 881,600 fl. Le taux moyen d'intérêt est de 3.68 p. 100.

Les dépenses principales du budget municipal pour les deux exercices 1888 et 1898 ont été les suivantes:

Enseignement primaire miinicii>al.

— moyen —

— supérieur —

Assistance pubUipie

Service d'inceniie

Ser>'ice des eaux

Police

Éclairage

Égouls

Voies publiques et promenades

(entrelien)

Voies publiques cl promenades (balayage et netloiemenl). . . .

floriiui.

i,3o3,78fi 88 260, oi() 0I 431,275 3i 8o3,856 47 183.872 4a ■•■ ■■■leiHl-

r,ir>,38i 90

34'#,af>3 90

214/188 3o '177, 9 Vj 7C

francs.

Ml MBieiMl.

florin».

436, IIO 58

franes.

873,83a ao

i,49-'>,S3i fô

Une très grande partie des revenus communaux est tirée de

centimes additionnels aux contributions d'Etat et d'impositions municipales.

■ Le tableau suivant montre quels ont été, pour 1878, 1888 et 1898, la source et le produit des revenus propres de la ville et des diverses rétributions ou taxes perçues directement pour le budget municipal.

Revenus des propriétés de la ville.

Tcuces et rétributions.

Centimes additionnels de la contribution foncière . . . — — — personnelle .

Quote-part de la contribution personnelle

Impôt municipal sur le revenu >

Taxes sur les représentations théâtrales

— sur les chiens

— sur le débit des boissons alcooliques

— sur les façades

— sur la fréquentation des bourses de commerce. . Droit d'expéditions et de timbre du greffe municipal . . Redevances pour occupation (terrains et eaux delà ville). Droit de bassins

— d'écluse et de passage des ponts

Produit du grand quai de commerce

Recettes des établissements d'enseignement primaire .

— — — moyen , ,

— — — supérieur.

Droits d^inhumations ,

Recettes du service sanitaire ,

— de l'abattoir et des marchés aux bestiaux. . Produits des marchés ,

Recettes diverses.

Produits du service des vidanges et égouts .... Subvention et recettes du service des aliénés . . . Redevances de la Compagnie des téléphones . . .

— — des tramways. ...

— — des eaux ,

— — du service du gaz . .

— — des baleaux-mouches , — — d'électricité

Subvention de l'État pour l'enseignement

— de la province pour l'enseignement . . , Recettes diverses

Totaux ,

2,i77»lK*4 4*>

io5 4o

i>4tu32 69

i,297,3So .j

442,750 3o; ii5,5io ao'

1. L'ImpAt tur le rarenn, pour Tezereiee 1887-1888, a frappé anr ans mojcnne par habUaut <1^ S06 florins de rereuu eorre«pondant

à 178 floriiu de rerenn iinpuKftble ; par eontribuabU de 9,395 florins de roreao, corroHpondant à 1,034 florins de rcveua imposable, ^i Le tarif est pro^eMlf ; par exemple, pour rezsrelea 1808-1894, on revenu de 1,000 à 1,100 florin*, a pay4 SI florins 775; nn 1

rerenn de 10,000 à 11,000 florins a pajré 460 florins 57 et un rerenn de 100,000 à 150,000 florins a payé 5,415 florins 58. '

Rome. — Cette ville célèbre et magnifique, la plus belle (lu monde sous le rapport des monuments anciens, est, depuis 1870, la capitale du royaume d'Italie. Elle est située à 1,773 kilomètres de Paris et occupe actuellement une superficie de 15,711 hectares 5o ares.

Résidence du pape et du roi d'Italie, Rome vit surtout de l'incroyable mouvement de ses visiteurs étrangers. Après la prise de possession du gouvernement italien, d'immenses travaux ont été entrepris pour reconstruire et moderniser la nouvelle capitale. On fit des projets grandioses et le plan définitif de cette transformation fut adopté en 1882; mais, en voulant exécuter trop rapidement cette gigantesque entreprise, on suscita une crise immobilière d'une gravité telle, que des quartiers entiers sont encore inachevés.

L'activité industrielle et commerciale a pris cependant une certaine extension, et si le quartier, industriel qui couvre, au pied du mont Testaccio, une superficie de 56 hectares, n'a pas encore une animation comparable à celle des parties populeuses de Paris ou d'une grande ville anglaise, il ne manque cependant pas d'une certaine activité.

La population de Rome était, au 3i décembre 1878, de 289,821 habitants; en 1888, de 4oi,o44 habitants, et au 3 1 décembre 1898, de 5o6,6io habitants, y compris une garnison de 1 5,4 12 hommes.

Les bases des revenus communaux sont: les produits du patrimoine de la ville, les taxes de consommation, les taxes coninmnales et les produits divers.

Le total général des recettes a été:

En 1878 de. L. 14*928,919

Les dépenses normales et permanentes et les dépenses extraordinaires ont été pour ces mômes exercices :

Dépenses ordinaires. L. i4}i62,393 01 23,660,688 63 24)194)717 64 Dépenses extraordinaires 1,229,514 58 5,658,709 62 2,685,359 21

Total général

des dépenses. 15,391,907 59 29,319,398 25 26,880,076 85

La dette municipale s'élevait, au 3i décembre 1898, à L. 214,260,018.45. Le taux d'intérêt de cette dette était de 4 p. 100 sur i5o millions de lires, et de 5 p. 100 sur le surplus. Le taux moyen représente à peu près 4*70 p« 100.

Voici quelles étaient, pour l'exercice 1898, les principales charges portées au budget municipal :

Enseignement L. 3,015,786 »

Service des eaux 463,763 86

Police lu'baine et hygiène i,564)i35 48

Éclairage i, 437,5 1 5 34

Voie publique (entretien du pavé) 935,204 »

— — (jardins, etc.) io8,488 »

— — (balayage et nettoiement). . . 781,802 5o Police de sûreté (wV////) 262,160 »

Le service de l'assistance publique n'est pas assuré par l'administration communale; il est abandonné aux soins delà congrégation de la charité.

Copenhague. — La capitale du royaume de Danemark est une des plus anciennes villes de l'Europe septentrionale; elle est située sur les îles de Seeland et Amager, à 1,821 kilomètres de Paris, sur le détroit du Sund. De vastes faubourgs se sont développés à l'ouest de ses remparts dans l'île de Seeland.

Le port de Copenhague est le plus sûr et le meilleur de la Baltique, et son commerce de transit et de cabotage est considérable. Le mouvement d'argent y est très important et, en dehors de la banque nationale, la ville possède plusieurs établissements Gnanciers.

La grande industrie progresse ; mais il y a encore un assez grand nombre de petites manufactures. Copenhague possède d'importants chantiers pour la construction navale, des usines de produits chimiques, de machines, de céramique, des raffineries de sucre et des brasseries.

L'instruction est fort développée et le mouvement littéraire, scientifique et artistique est des plus remarquables. *

L'administration municipale est dirigée par un conseil formé de la manière suivante : un président, nommé par le roi; quatre bourgmestres, élus par le conseil municipal et confirmés par le roi; quatre conseillers délégués pour six années par le conseil municipal. Le conseil municipal est formé de trentesix membres, élus pour six ans; il est renouvelé par sixième chaque année.

Il faut encore mentionner que Copenhague est entourée de différentes communes: Frederiksberg, Sùndbyerne, Utterster et Valby qui forment, sous les rapports sociaux et économiques, une seule agglomération avec Copenhague, mais qui sont néanmoins des communes parfaitement indépendantes de la capitale.

Les chiffres suivants, que le bourgmestre a bien voulu nous faire donner par le chef de bureau de la statistique communale, s'appliquent exclusivement à l'administration de la ville proprement dite.

La superficie de la ville est de 2,288 hectares 5o ares. La population était :

En 1877 de. ... . 226,000 habitants.

1888 3o3,ooo —

1898 349>ooo —

En y comprenant les communes avoisinantes la population s'élevait, en 1898, à 44o,ooo habitants.

Les revenus communaux sont d'origines très différentes. La ville possède un important patrimoine et un domaine productif de revenus, formé par les usines à gaz, les usines d'électricité, les abattoirs, le marché aux bestiaux, etc. Ce sont pourtant

les impôts communaux qui fournissent la plus çjrande partie des revenus de la ville. Parmi ces impôts, les plus importants sont ceux établis sur les biens immobiliers et sur les revenus.

L'impôt municipal sur les revenus est progressif ; les revenus au-dessous de 800 kroner sont indemnes; de 800 à 2,^00 kroner, ils sont taxés à un taux atténué, et ce n'est qu'à partir de 2,4oo kroner qu'ils supportent le plein du taux ordinaire que la loi a limité à 3 p. 100.

Le tableau suivant indique le produit des revenus de la ville pour les années 1878, 1888 et i8y8.

Recettes ordinaires.

Impôts et taxes (iminol.ilier, sur les revenus, licence, impôts et taxes diverses) ....

Produit du domaine et suhvention (patrimoine, usines municipales, service des ■ eaux, intérêts de capitaux, subvention de rÉtat pour pensions de vieillesse). . .

Total des recettes ordinaires. . .

neceUes extraordinaires.

Emprunt et capitaux divers

Total uÈNËRAL des recettes. . kr.

Ou fr. '.

Kr.

Kr.

Kr.

5,075,848 2,988, ia5

8,ii6,8î2 1,678,099

8,063,973 ii,2o8,9a2 45

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