‹ Les finances des cités grecquesChapitre 11 sur 64 · C) DS · texte numérisé non relu

C) DS

52 LA CONTRIBUTION FONCIERE EN DEHORS d'aTHÈNES.

la ville : sans doute est-elle aussi établie proportionnellement au loyer.

Ceci nous amène aux systèmes employés pour atteindre la propriété bâtie. Aujourd'hui la contribution foncière prend, dans certains pays, comme base, le loyer ; c'était le mode suivi dans plusieurs cités. ACos,on rencontre la taxe des loj'ers, iTrouiwv ('). A Délos\2), la dîme des loyers, SexarVi è^oiTiiuiv. En 25o, elle se montait à 1690 drachmes. La nature de cette contribution a été définitivement fixée par ce que nous avons appris do l'Egypte (^).

Il n'a jusqu'à présent été question que de la contribution foncière proprement dite. Les immeubles seuls sont atteints; mais à Athènes, les accessoires de la propriété immobilière n'ont pas toujours été épargnés et l'eisphora sous sa seconde forme porte sur tous les capitaux en général. On peut obtenir le même résultat par des impôts spéciaux sur les esclaves, les bestiaux, la récolte, etc., comme cela eut lieu en différentes cités : ainsi à Cos (''), à Téos (^), à Délos ("), à Priène (").

Signalons enfin une forme spéciale de contribution foncière, à Athènes, dans un décret des Piréens, I G, II, 589, pourCallidamas : TôXe^v oï olÙ-zov xà aûxà xeXri év xwt. Zi^inoi, ocTiep ay xal lleipaierç; xai ^r^ éyX£y£t.|ji. nap' aùxoû xôv OT,jj.apyov xô éyxxYjX'.xôv. Il reçoit du dème le privilège que la cité accorde à des étrangers, sous le nom d'atélie ou d'isotélie; c'est-à-dire qu'il est dispensé des taxes propres aux individus qui, quoique propriétaires dans le dème, n'eu sont pas membres, à la condition de payer les autres impôts des dèmotes. Ou bien encore; il sera dans le dème^ malgré

(^) Mémoire IV.

(*) BCH, 1890, 1). 440.

(^) Wilcken, Ostraka, p. 192.

(*) Mémoires I et IV.

(^) Mémoire IV.

(^) Mémoire IV.

(''') Mémoire IV.

LA CONTRIBUTION FONCIÈRE KN DEHORS d'aTHÈNES. 53

sa qualité de citoyen athénien, comme sont dans la cité les étrangers auxquels a été accordée l'enctésis, mais avec cette particularité qu'il ne payera pas les impôts relatifs à sa propriété.

L'inscription de Cliios, signalée p. 5i, n. 4, vient d'être publiée mais dans un recueil que je n'ai pu me procurer. Voici ce qu'en dit M. Ilaussoullier, Rev. de Philol. 1900, p. i3 : « Attale II ou Attale III a, semble-t-il, fait abandon du tribut ou d'une partie du tribut qui lui était <iù i)ar Chios, à charge i)our la ville d'employer les dites sommes d'une i)art à la reconstruction des murs, de l'autre à l'entretien du feu du gymnase. La réj)artition du tribut était-elle faite sur toutes les propriétés foncières? Cela est très probable, mais il va de soi que toutes les propriétés foncières de rile de Chios ne sont pas comprises dans nos deux listes, <iue, toutes par conséquent n'ont pas eu à contribuer à la « donation » faite i)ar Attale. »

— K. Rietzler, o. 1. p. i4, signale une inscri])tion, non publiée, de Milet, où la contribution foncière se trouve désignée sous le nom de èxcpdpiov.

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