SITUATION FINANCIÈRE
De la fin de la guerre jusqu’à 1933, l'Allemagne avait réussi à réduire la presque totalité de se dette extérieure, trouvant son origine dans les réparations acceptées par le traité de Versailles.
D’après les chiffres officiels la dette totale du Reich se chiffrait comme suit :
(Millions de Reichsmarks — Décembre 1932)
DEFFÉFEXICTIEUTEN nee ee nie ee et ctetelars Die ais et e 3.065 Emprunts d'amortissement .................. 3.792 Dette intérieure :à long terme ............... s 2.666 —- à moyen terme .............
— AÉCOUREMERME RS ere does ee 1.391
La dette de l'Etat était très supportable, Mais il faut lui ajouter la dette privée considérable et mal équilibrée dans sa structure.
D’après le rapport Layton de 1931, la dette privée Allemande s’était élevée de 18,2 milliards de 1924 à 1931, et se décomposait en :
9,9 milliards à court terme 8,3 — à long terme
Or la majeure partie de ces crédits à court terme étaient immobilisés dans l’industrie et leur exigibilité constituait un véritable danger, lequel n’avait d’ailleurs pas tardé à se révéler.
Le Krach du Kredit-Anstalt de Vienne déclenchait en 1931 une grave crise bancaire en Allemagne (1), vu les rapports étroits existant entre les établissements financiers de Vienne, Berlin, Dresde etc. — Ce fut le «run » des créanciers étrangers pour retirer leurs créances à court terme : en sept mois, de la fin de 1930 à juillet 1931, les retraits s’élevèrent à 2,9 milliards de R.M.
L’encaisse de la Reichsbank affaibli mettait en péril l’économie allemande.
D'où l’accord d’immobilisation des crédits à court terme — Stillhalteabkommen — est signé à la suite du rapport Layton.
Dès lors les crédits déjà accordés sont laissés à la disposition des établissements du Reich, la Golddiskontbank en garantissant une fraction.
Les crédits gelés, et pour ainsi dire consolidés, soulageaiïent la Reichsbank de la menace de voir son en-
(1) Difficultés de la Darmstadter Bank.
L'ALLEMAGNE EN 1933 il
caisse ramenée à zéro. Des accords ultérieurs modifièrent ou aménagèrent cette situation.
Mais une leçon était tirée de cet événement.
L'Allemagne ne devait pas faire appel au crédit à court terme étranger pour ses immobilisations, sous peine de s’exposer aux graves dangers de la soudaine exigibilité des remboursements.
Ensuite, examinant l’emploi qui avait été fait de ces
fonds empruntés — et que donnait le rapport Layon — : (Milliards R.M).).
Déficit de la balance commerciale.. 6,3 RC DO ul ee nn 2,5 MÉRAEIMIS ET sean ee De nv10 0 à à 10,3 Achat d’or et de devises............ 2,1
(A déduire pour services rendus : 3)
— il était facile de se rendre compte que cette politique d'emprunt devait cesser, puisque les sommes qui en faisaient l’objet étaient improductives, ou dilapidées. Le redressement devait venir d’une solution interne et exclusivement allemande : ce sera la solution nationale Socialiste. ; Les ressources ordinaires du Reich n'étaient pas très brillantes non plus. La situation économique avait amené la compression des dépenses pour tenter de les limiter aux recettes restreintes dont il disposait.
Comparativement à la moyenne de 1929 les recettes d'impôts ont diminué de 4058 millions de R.M. en 1931, bien que toute une série d’impôts aient été augmentés, ou même constitués, et l’année 1932, s’établissait ainsi :
Recettes ........ 5735 millions R.M.
Dépenses ....... 5878 — DÉetr ie 143 —