TECHNIQUE
1er Temps. — ÎIncision gingivo-buccale.
L’incision de la muqueuse est celle de l’opération de Caldwell-Luc interrompue et complétée par l’adjonction,/en son milieu, du lambeau en store de Craoué, à base supérieure. Dans le sillon gingivobuccal, elle part, divisant muqueuse, parties molles et périoste, de la tubérosité maxillaire, elle s’interrompt alors au niveau de la fistule pour prendre un trajet vertical le long des alvéoles voisins, perpendiculaire au précédent, suit horizontalement le bord externe de la fistule, remonte verticalement et, de nouveau dans le sillon, se poursuit jusqu’au dessous du nez (fig. 2).
L’incision doit être haut située, loin du rebord alvéolaire afin que la muqueuse puisse être facilement embrochée par les sutures et aussi que le lambeau d’une bonne longueur et suffisamment large puisse être fixé sans subir une traction trop forte du fait de la perte de substance osseuse successive.
L'avantage de cette incision réside également dans la nutrition du lambeau qui continue à être bonne: Les rameaux artériels de la muqueuse sont verticaux ou obliques descendants, par conséquent conservés;
Det ÉRALe
lPincision de Caldwell-Luc ne venant pas les sectionner à la base du lambeau de Craové.
Dans certains cas, d’ailleurs, on pourra empiéter sur la muqueuse jugale remontant l'incision au
maximum; de même, son étendue pourra varier avec
ROPRSù
HIGU?.
[l “ ‘ + l'anatomie particulière de la région. Cette formule est générale, mais il est évident que son application peut subir quelques modifications sur la table d’opé-
ration.
2e Temps. — Trépanation de la fosse canine et de la fistule.
De bas en haut, on décolle le lambeau muco-périosté à la rugine; on trépane la fosse canine classiquement à la gouge et au maillet et, dans le même temps, on fait sauter la paroï alvéolaire externe de
2/90) al
la fistule jusqu’au sinus; il faut, en outre, abattre autant que possible les bords de la brèche ainsi formée de façon à diminuer sa profondeur (fig. 3 et 4).
Fic. 3,
3e Temps. — Curettage pariétal.
Exploration du sinus.
On procède ensuite au curettage du sinus en recherchant particulièrement les points d’ostéite entravant la guérison, en particulier au niveau de l’orifice supérieur de la fistule; la paroi interne qu'il est aisé
ne
se y r . ET 4 d'inspecter sera curettée ou simplement avivée, sui:
vant l’état de la muqueuse.
4e Temps. — Drainage naso-mazxillaire.
La cure radicale de l’empyème antral comprend un drainage large et facile des sécrétions post-opératoires; ce temps est encore plus important, si cela est possible, quand la sinusite est compliquée de fistule. L'objet de l'intervention étant la fermeture
d’un onfice d'écoulement, il convient de dériver le
cours de ces sécrétions par la communication intersinuso-nasale suflisante, sans être trop vaste, à la partie la plus antérieure et déclive du sinus débouchant sous le cornet inférieur.
5e Temps. — T'amponnement du sinus.
Le tamponnement se fait selon le mode habituel. On introduit dans-le sinus, par voie narinaire, une mèche de gaze longue imbibée d’une huile antiseptique destinée à faciliter son extraction et modérément tassée de façon à aspirer les premiers suinte-
ments et à parer à une hémorragie éventuelle.
Ge Temps. — Sutures.
La plaie horizontale est suturée au surjet avec une aiguille fine et recourbée et un catgut fin.
Dans le lambeau à un centimètre environ de son bord inférieur on fera un point en U horizontal avec