SERRES
Les plantes en pots ou en caisses mobiles ne pourraient supporter les gelées
comme elles le supporteraient en pleine terre; car, dans ce dernier cas, la gelée n a de prise que sur la surface, tandis que les pots et les caisses en sont frappés de tous les cotés. Il est donc nécessaire de les placer, pendant la mauvaise saison , dans une serre froide ou orangerie où la température ne soit jamais moindre que trois degrés au-dessus de zéro. A défaut de serre on pourra facilement disposer une chambre de manière à ce qu’elle en tienne lieu. Il suf-
fna que celte chambre soit bien éclairée, point humide et assez grande pour que les plantes y soient à l’aise. La cheminée , s’il y en a une , sera bouchée , et 1 on placera au milieu de cette pièce un poêle , à l’aide duquel on entretiendra une température à peu près égale, sans jamais dépasser cinq degrés centigrades au-dessus de zéro. L eau avec laquelle on arrosera les plantes de temps en temps devra être au même degré que l’atmosphère de la chambre. La chambre - serre ne doit pas être habitée, les personnes et les plantes se trouveraient également mal d’une cohabitation. L’air de la serre doit être souvent renouvelé, et l’on choisit pour cela le moment de la journée où le froid est le moins vif. On ouvre alors les fenêtres , en ayant soin de consulter le thermomètre. L’expérience apprendra aisément quelles sont les plantes auxquelles le grand jour est le plus nécessaire, et celles-ci seront placées près des fenêtres.
On pourrait encore faire construire ce que l’on est convenu d’appeler des serres- fenêtres; mais cela est dispendieux , dangereux et incommode. Cependant il est facile de convertir sans inconvénient en serres les fenêtres à doubles croisées entre lesquelles la distance serait assez grande.
Au reste, il ne saurait y avoir sur ce point des règles particulières; c’est e cas de prendre conseil des circonstances, des localités, des dispositions, etc.