LE LAC DE BELŒIL
x Qui n'aime à visiter ta montagne rustique, 0 lac qui, suspendu sur vingt sommets hardis, Dans ton lit d’algne verte, au soleil resplendis,
Comme un joyau tombé d’un écrin fantastique ?
Quel mystère se cache en tes flots engourdis ? Ta vague a-t-elle éteint quelque cratère antique ? Où bien Dieu mit-il là ton urne poétique
Pour servir de miroir aux saints du paradis ? *
Caché, comme un ermite, en ces monts solitaires, Tu ressembles, à luc ! à ces âmes austères
Qui vers tout idéal se tournent avec foi.
Comme elles, ,aux regards des hommes tu te voiles ; Calme, le jour,—le soir, tu souris aux étoiles ;
Et puis il faut monter pour aller jusqu’à toi ! jJusq
les ;