LE CAP TOURMENTE
Robuste, et largement appuyé sur sa base, Le colosse trapu s'avance au sein des flots ; Sur son flanc tout couvert de pins et de bouleaux,
Un nuage s'étend comme un voile de gaze.
Sur son vaste somimet, de merveilleux tableaux Se déroulent devant le regard en extese ;
Et vous suivez des yeux chaque voile qui ruse, Dix-huit cents pieds sous vous, le fleuve aux verts flots.
Autrefois c'était là presque un pélérinage.
Un jour, il m'en souvient, écoliers tout en nage,
Nous gravimes gaîment ses agrestes sentiers.
Je crois revoir encor notre dîner sur l'herbe
Qui tapisse ta croupe immense, à mont superbe !
Et je rêve, à l’aspect de tes plateaux altiers.