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Tout à coup, au détour du sentier, sous les branclies D'un buisson dépouillé, j'aperçus, entr'ouvert, Un nid, débris informe où quelques plumes blanches
Tourbillonnuient encor sous la bise d'hiver.
Je m'en souvins :—c'était le nid d’une linotte Que j'avais, un matin du mois de mai dernier, Surprise, éparpillant sa merveilleuse note
Dans les airs tout remplis d’ardme printanier,
Ce jour-là, tout riait ; la lande ensoleillée S’enveloppait au loin de reflets radieux ; Et, sous chaque arbrisseau, l'oreille émerveillée
Entendait bourdonner des bruits mélodieux,
Le soleil était chaud, la brise caressante ; De feuilles et de fleurs les rameaux étaient lourds... La linotte chantait sa gamme éblouissante
Près du berceau de mousse où dormaient ses amours.
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Alors, au souvenir de ces jours clairs et roses, Qu'u remplacés l'automne avec son ciel marbré, Mon cœur,—j'ai quelquefois de ces heures m ros8es,—
Mou cœur s'émut devant ce vieux nid délabré.
Et je songeai longtemps à mes jeunes années,
Frêles fleurs dont l'orage a tué les parfums ; ne A | fi A mes ill'sions que la vie a fanées, AE
Au pauvre nid brisé de mes bo..ñeurs défunts ! É
Car quelle âme ici-bas n’eut sa flore nouvelle, Hit! Son doux soleil d'avril et ses tièdes saisons ? Epanouisement du cœur qui se révèle !
Des nuïves amours mystiques floraisons !
O jeunesse! tu fuis comme un songe d’aurore... Et que retrouve-t-on, quand ton rêve est fini ? Quelques plumes, hélas ! qui frissonnent encore
Aux branches où le cœur avait bâti son nid.
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! | |! Et je revins chez moi, ce soir-là, sombre et triste. JE FU $ Ai tn | À : ù il | | Mais quand la douce nuit m'eut versé son sommeil, ( al il ) . s 2,7% 1 1 Dans un tourbillon der, de pourpre et d'amiéthyste, {il PI | | |) Je vis renaître au loin le beau printemps vermeil. fl Hi! Fe ; | | HI Et nl nul il! | Je vis, comme autrefois, ia lande, ranimée, nn ‘ | Etaler au soleil son prisme aux cent couleurs ; ; {il | Des vents barmonieux jasaient dans la ramée, ] {LE {18 HI Et des rayons dorés pleuvaient parmi les fleurs ! ( (PEER PEU EUR | | | {ll | IHE TI ([f il |] Il La nature avait mis sa robe des dimanches... LR FOR ti FR , . , .
I] | Et je vis deux pinsons, sous le feuillage vert, || | Qui tapissaient leur nid avee ces plumes blanches [ET ne i 11! ‘ N M'A Q Or rs .
LA || Dont les lambeaux flottaient naguère au vent d'hiver. [ET «ll | Dei | | | |
Ed
O Temps ! courant fatal où vont nos destinées, De nos plus chers espoirs aveugle destructeur, Sois béni! ear, par toi, les tiges moissonnées
Peuvent encor revivre, Ô grand consolateur !
Dans l’épreuve, par toi, l'espérance nous reste... Tu fais, après l'hiver, reverdir les sillons ; Et tu verses toujours quelque baume céleste
Aux blessures que font tes cruels aiguillons.
Au découragement n’ouvrons jamais nos portes : Après les jours de froid viennent les jours de mai ; Et c’est souvent avec ses illusions mortes
Que le cœur se refait un nid plus parfumé !
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