A .VA SŒUR M. X
L'hymen en tressant sa couronne De notre sœur pare le front ; Ce soir, le Champagne bouillonne, Les verres circulent en rond ;
La joie est sur tous les visages ; L'amour qui préside au festin, Pour égaliser tous les Ages Met la jeunesse dans le vin.
Pourtant une douleur secrète De nos cœurs comprime l'élan :
Hélas ! notre mère à la fête Ne peut pas bénir son enfant.
Mais ne va point, fille timide, Croire un augure malheureux ; Au banquet si sa place est vide Elle te contemple des cieux ;
Bonne encore, elle se dispose A t'orner de fleurs l'avenir :
Toutes tes larmes vont finir.
Sous le exprès naîtra la rose.
BRIN DE GYPRÈS